A bord de la Station spatiale internationale (ISS), 2001
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Conférence de Claudie Haigneré à Genève

02/03/2009 887 views 0 likes
ESA / Space in Member States / France

En marge de l’« Année mondiale de l’astronomie » et pour commémorer le 450ème anniversaire de l’Université de Genève (UNIGE), l’établissement suisse romand accueille le 7 mars l’astronaute française de l’Agence Spatiale Européenne (ESA), Claudie Haigneré.

« Ce n’est pas la première fois qu’on me demande de venir en Suisse. En tant que Docteur honoris causa de l’Ecole Polytechnique Fédérale (EPFL), je suis très sollicitée. J’ai d’ailleurs toujours eu une tendresse particulière pour la Suisse », confie cette dame du cosmos. « J’aimerais parler aux femmes de l’intérêt qu’elles peuvent trouver aux carrières scientifiques et d’ingénieur et de les motiver pour ce genre d’activité », argumente-elle avec ce regard vu de haut qu’a une femme sur notre planète.

Conseillère du directeur de l’ESA

Membre du Corps des Astronautes Européens (1999 à 1992) avec deux vols spatiaux à son actif (17 jours en 1996 dans la station russe Mir et 10 jours en 2001 dans la Station spatiale internationale ISS pour le compte de l’ESA), Claudie Haigneré est bardée de titres et de récompenses. A la fois médecin et spationaute, elle a aussi orbité sur la planète politique. Ministre française déléguée à la Recherche et aux Nouvelles Technologies (2002 à 2004), puis ministre déléguée aux Affaires Européennes (2004 à 2005), Claudie Haigneré est retournée dans sa « cité des étoiles », à ses vieilles amours, l’ESA.

Claudie Haigneré
Claudie Haigneré

Elle est devenue l’une des conseillères du directeur de l’Agence spatiale européenne, Jean-Jacques Dordain. « J’ai souhaité revenir à l’ESA pour travailler sur la politique spatiale. Je m’occupe par exemple d’un sujet de réflexion et de networking en vue de mieux utiliser les outils spatiaux pour que la population reçoive des clés afin de mieux comprendre les enjeux du 21ème siècle, en n’ayant pas peur du progrès », ajoute-elle.

Si extraterrestre et si terrienne

Dans son nouveau job, Claudie Haigneré se veut être une ambassadrice spatio-politique pour mieux faire comprendre ce monde… au monde. Après un demi-siècle à peine entamé, elle va, à Genève, parler de l’espace avec ce mélange de rigueur scientifique et de poésie qui lui sied bien. « Si élégante, si terrienne ― cheveux courts, veste noire sur un chemisier blanc et sautoir de perles ― on pourrait presque oublier que cette femme a été deux fois dans l’espace, de surcroît est une pionnière dans son domaine. Elle sait très bien nous emporter dans son aventure de spationaute qu’elle a tant aimée », souligne Brigitte Mantilleri, adjointe du rectorat déléguée à l’égalité à l’UNIGE.

Comme les hommes

Subissez-vous les mêmes critères que les hommes pour être sélectionnée comme femme astronaute ? « Oui, les mêmes, mais sur les épreuves d’efforts c’est vrai que la réponse de l’organisme féminin sur le plan physiologique est un peu différente. Ce sont des tests standardisés qui existent dans l’armée de l’air. Donc des barèmes différents. Mais sur le plan psychologique, la capacité d’apprendre, de parler les langues, de s’exprimer, ce sont les mêmes genres de tests », avoue l’astronaute qui fait d’ailleurs remarquer qu’elle aimerait bien ne plus rester la seule européenne comme femme astronaute. Avis aux intéressées.

Programme du 7 mars 2009

« Regard d’une femme sur notre planète », la conférence-discussion de Claudie Haigneré a lieu le 7 mars de 11h30 à 14h00, à l’Uni Dufour, 24 rue du Général Dufour, à Genève.

Dans l’après-midi, la spationaute française visitera une classe d’élèves dans une école primaire genevoise et se rendra aussi à l’Observatoire de Genève à Sauvergny, bien connu notamment pour ses découvertes récentes d’exoplanètes.

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