Des images satellitaires, comme cette photo de Bruxelles prise par Sentinel-1, ont de nombreuses applications qui améliorent la vie sur Terre

Des applications spatiales pour améliorer la vie sur terre

21 juin 2014

Grâce aux satellites, d'innombrables applications ont vu le jour qui permettent de rendre la vie sur terre meilleure, plus sûre et plus agréable. Ce sont ces applications qui étaient au cœur de la conférence "Space Applications for Belgium" qui a eu lieu hier 19 juin dans le cadre du palais des Académies à Bruxelles.

Pour la Politique scientifique fédérale belge (BELSPO), qui organisait cette journée, c'était l'occasion de mettre en avant les possibilités offertes par les satellites auprès de développeurs d'applications innovantes et/ou d'appareils, sur terre.

"Nous avons énormément investi dans des infrastructures spatiales, nous devons donc en garantir une utilisation maximale", a ainsi souligné Jacques Nijskens, Directeur Recherche spatiale et Applications chez BELSPO.

Les entreprises et les scientifiques familiers du secteur spatial connaissent ces possibilités et ont déjà développé nombres d'applications intéressantes. Mais pour stimuler davantage encore l'utilisation des technologies et des données offertes par les infrastructures spatiales, ces dernières doivent être popularisées auprès des entrepreneurs et des développeurs qui ne les connaissent pas encore.

Le satellite 'Made in Belgium' Proba-V

Tout ceci peut d'ailleurs contribuer à la croissance économique et à la création de nouveaux emplois. Google estime ainsi entre 150 et 170 milliards de dollars la taille du marché des géo-services, c'est-à-dire les services qui reposent sur des données de localisation géographique.

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle tant l'ESA que BELSPO ont lancé des programmes de subsides et de soutien, tel le programme belge STEREO-II; le programme IAP (Integrated Applications Programme), avec son "Ambassador Platform" dispensant de l'aide aux participants ; ou encore les Business Incubation Centres (BIC) à Redu et à Geel…

Une série d'orateurs de l'ESA – dont Amnon Ginati et Frank Salzgeber – ont permis d'apporter de l'inspiration aux personnes présentes en mettant à l'honneur quelques "success stories". On a ainsi pu apprendre que le hasard pouvait jouer un rôle en entendant l'histoire de ces deux amis qui cherchaient l'amour en Finlande, et qui sur place ont eu l'idée de développer une application permettant d'identifier quels étaient les arbres matures pour l'abattage. Ils ont bénéficié du soutien de l'ESA, et c'est désormais Google qui est intéressé par un rachat de leur entreprise.

Les images prises par Proba-V aident à prévoir les famines

Quant à la société belge GIM, ce sont des produits pour l'agriculture de précision qu'elle a développés. Il s'agit d'une agriculture informatisée où l'information satellitaire permet un dosage adapté des engrais sur les différentes parties d'un champ.

"Fertiliser uniquement là où c'est nécessaire ne contribue pas seulement à augmenter le revenu, cela aide aussi à économiser les matières premières et à soulager l'environnement ! Et en plus, grâce au GPS, les agriculteurs ne doivent même plus toucher au volant de leur tracteur" raconte Vincent Tigny (GIM).

Enfin, le satellite de l'ESA mais "made in Belgium" Proba-V ne pouvait pas manquer à l'appel. Les images très précises de la croissance de la végétation fournies par Proba-V sont notamment employées par des ONG en Afrique afin de prévoir les sécheresses – et les famines qui les accompagnent. Les décideurs politiques peuvent ainsi être incités à agir à temps.

De belles histoires donc, dont on ne peut qu'espérer qu'elles inspireront d'autres entrepreneurs à puiser dans l'énorme potentiel offert par l'espace pour développer eux-mêmes de nouvelles idées, créer des emplois et améliorer la vie sur terre. Pour Amnon Ginati (ESA), " de nombreux diamants bruts sont encore cachés, mais ils ne demandent qu'à être trouvés".

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