Du Pérou à Tahiti en planche à voile : Une nouvelle application des technologies spatiales

Windsurfer with space technology
5 août 2003

ESA PR 47-2003. La "véliplanchiste de l'extrême" Raphaëla Le Gouvello s'apprête à relever un nouveau défi : relier le Pérou à Tahiti en 80 jours, après un périple en solitaire de 8000 km à travers l'océan Pacifique. Sa planche à voile sera équipée d'un nouveau système de coussin gonflable anti-chavirement, mis au point dans le cadre d'une collaboration avec le Programme de transfert de technologie de l'ESA pour améliorer la sécurité des petites embarcations en mer.

L'idée de départ consistait à réaliser un système léger et peu encombrant destiné aux petits voiliers, aux planches à voiles et autres embarcations de faible dimension, qui ne peuvent emporter un radeau de sauvetage traditionnel, trop volumineux. Ce nouveau coussin gonflable anti-chavirement a été réalisé par la société française SEVA Technologies, avec l'aide de l'ESA.

Anti-capsize manoeuvre

Le prototype installé à bord de la planche à voile pourra démontrer son efficacité dans l'environnement difficile de l'océan Pacifique. Il se gonflera automatiquement et en quelques secondes à l'amorce d'un chavirement et empêchera l'embarcation de se retourner complètement. Raphaëla Le Gouvello aura ainsi la possibilité de reprendre le contrôle de sa planche et de la remettre d'aplomb.

Le système lui permettra ainsi d'avoir l'esprit plus tranquille et de mieux dormir la nuit. La navigatrice se souvient en effet qu'elle a eu toutes les peines du monde à redresser sa planche dans une mer agitée, lors de sa première tentative de traversée de la Méditerranée en juillet 2002.

Le coussin utilisé pour l'expérience est équipé d'un dispositif de gonflement traditionnel. Il est prévu de le doter à l'avenir d'un système pyrotechnique sophistiqué, dérivé de celui utilisé pour le lanceur européen Ariane-5. Ce système permettra de réduire encore le temps de gonflement du coussin, ce qui améliorera son fonctionnement et sa sécurité.

L'embarcation, construite sur mesure, est longue de 7,80 m et pèse 550 kg en charge. Elle sera en partie lestée par les boites de conserve et la nourriture déshydratée qui constitueront l'ordinaire de la véliplanchiste. Celle-ci ne devra compter, pour affronter le Pacifique, que sur ses dix-sept années d'expérience et la robustesse de son équipement : six voiles d'une surface de 4,2 à 7,4 m², un mât en fibre de carbone et des wishbones en aluminium. Elle disposera également d'un système de localisation GPS, d'une radio et d'un téléphone satellitaire.

Complete mission: 14,000 km from Peru to Australia
First stage: 8000 km across the Pacific Ocean in 80 days

Des capteurs solaires souples, également dérivés d'une technologie développée à l'origine pour les satellites européens, lui fourniront un courant électrique de 12 volts et 120 watts. Celui-ci lui permettra de recharger les batteries qui alimentent ses dispositifs de navigation et de communication. Ces 12 volts seront également suffisants pour faire fonctionner un système spécial de désalinisation de l'eau de mer, capable de fournir cinq litres d'eau potable par heure. Raphaëla Le Gouvello bénéficiera ainsi d'une autonomie complète pendant les trois mois que durera sa traversée.

Pour toute information supplémentaire vous pouvez contacter :

Pierre Brisson
Chef du Programme de transfert de technologie de l'ESA
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Boîte postale 299, 2200 AG Noordwijk
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