Galileo: coup de frein dans les négotiations

Car navigation
Galileo doit améliorer la précision et la fiabilité des signaux GPS
25 décembre 2002

ESA PR 83-2002. Malgré les efforts opiniâtres que l'Exécutif de l'ESA a déployés lors d'une réunion du Conseil de l'ESA, les 11 et 12 décembre, il ne s'est pas avéré possible d'obtenir un accord unanime sur la participation de l'ESA au projet Galileo.

Alors que treize des 15 Etats membres de l'ESA étaient disposés à accepter la solution du compromis dans l'intérêt commun, deux - l'Allemagne et l'Espagne - ont été dans dans l'incapacité de se rallier à cet accord. D'après Antonio Rodota, le Directeur Général, "c'est un coup dur pour l'Europe. L'ensemble de l'industrie spatiale européenne va mal supporter ce coup de frein dans les négotiations". Il a dû constater que "alors qu'ils sont bien au courant de l'importance économique, industriel et stratégique de la navigation par satellite, nos Etats membres ne réussissent pas à conclure un accord, provoquant du coup un retard dans le démarrage de la phase de développement et de validation du projet."

Galileo
Vue d'artiste d'un satellite de la constellation Galileo

L'Exécutif de l'ESA va renouveler ses efforts pour remettre le projet Galileo sur les rails, aussitôt après la trêve de Noël. Galileo a pour but de compléter l'actuel système de navigation par satellite qui dépend entièrement du GPS (Global Positioning System des Américains). Mis en oeuvre par l'ESA et par l'Union Européenne sur la base d'un co-financement à parts égales, Galileo est conçu comme un système entièrement civil. Prévu pour être opérationnel dès 2008, ce système offrira aux citoyens non seulement d'Europe mais du monde entier une capacité de positionnement précis et sécurisé. Un large éventail d'applications sera rendu possible avec le système: contrôle du trafic routier, ferroviaire, aérien et maritime, synchronisation des transmissions de données entre ordinateurs et bien d'autres. Les études prévoient des bénéfices économiques considérables, avec un taux de retour sur investissement de 4,6 et la création de plus de 140 000 emplois.

Le système Galileo consistera en une constellation d'une trentaine de satellites (27 en service et 3 en réserve) qui se trouvent répartis sur trois plans d'orbites circulaires, inclinées à 56 degrés sur l'équateur à une altitude de 23 616 km. Cette configuration permettra une excellente couverture de la planète. Deux centres de contrôle Galileo seront implantés en Europe: ils veilleront aux opérations avec les satellites et à la gestion du système de navigation.

Pour plus d'information, prendre contact: ESA Service des Relations avec les Medias Franco Bonacina Tel. 00-33-608 74 61 09

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