La participation de la Belgique

MSG 1 installé sur le lanceur
5 septembre 2002

Le lancement du premier satellite 'METEOSAT Second Generation' (MSG-1) à partir de la base de Kourou en Guyane française par une fusée Ariane-5 s’est bien déroulé dans la nuit du 28 au 29 août 2002 à 00h30, heure belge. Ce satellite va être mis en orbite géostationnaire à 36.000 km d'altitude au-dessus de l'équateur africain, d'où il pourra observer l'Europe ainsi que l'Afrique d'une manière ininterrompue. Le système MSG est le résultat d'une coopération de 10 ans entre l'Organisation Européenne pour l'Exploitation des Satellites Météorologiques (EUMETSAT) et l'Agence Spatiale Européenne (ESA).

L'instrument principal à bord de MSG est le 'Spinning Enhanced Visible and Infrared Imager' (SEVIRI). Cet instrument est une version fortement améliorée de l'actuel imageur à bord des satellites METEOSAT qui est utilisé tant pour l'observation que pour les prévisions météorologiques sur l'Europe et l'Afrique. SEVIRI prendra chaque quart d'heure une image de la moitié du globe terrestre dans 12 domaines de longueurs d'onde et avec une résolution au sol de 1 à 3 km.

The GERB instrument
L'instrument GERB

L'Institut Royal Météorologique (IRM) et les autres services météorologiques belges utiliseront opérationnellement les images produites par SEVIRI; en même temps, les universités et les instituts scientifiques belges effectueront de la recherche météorologique et climatologique à partir de ces données.

Un consortium regroupant des institutions du Royaume Uni, de la Belgique et de l'Italie a développé et livré le second instrument à bord de MSG-1, à savoir l'instrument 'Geostationary Earth Radiation Budget' (GERB) qui sera embarqué à bord des trois satellites actuellement prévus dans la série MSG. La participation belge au développement de cet instrument a été assurée par une contribution des SSTC au programme PRODEX de l'ESA.

Installatie van GERB op MSG 1
Installation de l'instrument GERB sur MSG 1

L'Institut Royal Météorologique est chargé d'une partie importante du traitement des données de GERB et de la mise à disposition de produits d'information en temps quasi réel. L'observation à partir d'un satellite géostationnaire de l'énergie dégagée par la Terre constitue une première mondiale et revêt une grande importance dans le cadre des études du climat et, plus encore, des changements climatiques. Les informations produites à l'IRM pourront aussi servir à l'amélioration des prévisions météorologiques, grâce à leur résolution tant spatiale que temporelle.

Le coût du développement du satellite MSG-1 a été porté par l'ESA (313 MEUR) et par EUMETSAT (162 MEUR). En outre, EUMETSAT paie le coût total des satellites MSG-2 et -3, du segment sol (contrôle des satellites; réception, traitement, archivage et distribution des données) et des lancements, pour un total de 873 MEUR étalé sur presque 20 ans. La contribution totale belge au programme MSG (3 satellites, instrumentation, segment sol et lancements) de l'ordre de 40 MEUR est financée par les SSTC sous la compétence du Ministre de la Recherche Scientifique, M. Charles PICQUE, et du Commissaire du Gouvernement chargé de la Politique Scientifique, M. Yvan YLIEFF. (les montants sont indiqués en conditions économiques au début du programme en 1992).

L'industrie belge a contribué d'une manière importante à la construction du satellite MSG: alimentation électrique (ALCATEL-ETCA), composants mécaniques et optiques (AMOS), étalonnage de l'instrument SEVIRI (Centre Spatial de Liège), support d'ingénierie et software (SPACEBEL et TRASYS). L'industrie belge (AMOS, OIP) a construit le système optique de l'instrument GERB, développant et appliquant des techniques de pointe.

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