Les premières tant attendues du film « OCEANS »

Oceans - Swimming with the great white shark
28 janvier 2010

OCEANS, le nouveau film produit par le cinéaste Jacques Perrin, sort aujourd’hui sur les écrans en France, en Belgique et en Suisse. Il décrit, comme cela n’a jamais été fait auparavant, le mystérieux et fascinant monde marin.

L’ESA et le programme spatial européen jouent un rôle majeur dans le film, démontrant l’importance des satellites pour nous faire comprendre l’évolution de notre planète et l’impact qu’ont sur elle les activités humaines.

Les océans couvrent près des trois-quarts de la surface de la Terre et restent encore des territoires non explorés. Le film souligne l’avantage unique que nous offrent les images obtenues depuis l’espace en nous montrant des images impressionnantes de nos océans prises par les satellites de l’ESA. A travers ces images, le film est un plaidoyer ultime pour la défense de notre planète.

« L’image est irremplaçable pour frapper les esprits. Celles que Jacques Perrin a réunies dans son film sont une hymne à la vie et à l’océan, source de vie, régulateur du climat, gardien de la diversité. L’espace est un moyen privilégié pour observer, comprendre, vérifier l’évolution des océans à l’échelle de la planète. L’océan et l’espace, deux dimensions encore largement inconnues, sont à la fois nos origines et notre futur »

Le film commence par un impressionnant lancement d’Ariane au dessus de la forêt amazonienne. Ce lancement est vu dans le reflet de la pupille d’un reptile, indiquant ainsi que cette planète, qu’il nous faut absolument préserver, n’est qu’un tout petit point dans l'univers.

Le satellite SMOS de l’ESA, destiné à l'étude de l'humidité des sols et de la salinité des océans et lancé en novembre 2009, est montré en orbite, soulignant ce qu’apporte l’espace à la compréhension du système terrestre et à l’évolution de son environnement.

Dans le film apparaissent aussi les images prises par MERIS, instrument du satellite Envisat de l’ESA. Ces images montrent clairement comment l’impact des activités humaines sur l’environnement peut être observé depuis l’espace.

Des images de notre système solaire nous rappellent également l’importance de l’exploration spatiale et son rôle prioritaire dans la protection de notre planète.

Oceans film

En Europe, le film sortira sur les écrans entre février et mai 2010. Il ira ensuite aux États-Unis et dans d'autres parties du monde.

Une tradition d’engagement pour la nature et pour l’environnement

Avec un style analogue à celui du film « Le Peuple Migrateur » dont le sujet est le stupéfiant voyage annuel des oiseaux migrateurs, les cinéastes français Jacques Perrin et Jacques Cluzaud, grâce à des techniques de tournage inédites, entrainent le public, des banquises polaires aux tropiques, au cœur des océans et de leurs tempêtes et à la découverte de créatures marines méconnues et ignorées.

« Filer à 10 nœuds au cœur d’un banc de thons en chasse, accompagner les dauphins dans leurs folles cavalcades, nager avec le grand requin blanc épaule contre nageoire… le film OCEANS c’est être poisson parmi les poissons » explique Jacques Perrin avec passion.

Comment les satellites de l’ESA observent les océans

SMOS in orbit
SMOS in orbit

Depuis le lancement en 1991 du satellite ERS-1, l’ESA a distribué à la communauté maritime un ensemble de données sans équivalent, parmi lesquelles des mesures de hauteur et de température de la surface de la mer - essentielles à une meilleure compréhension de l’écosystème de la Terre. Ces informations contribuent à mieux appréhender divers processus à l’échelle régionale ou planétaire.

Avec le lancement d’Envisat en 2002, le portefeuille de moyens s’est agrandi avec l’adjonction de mesures de la couleur de l’océan, permettant une caractérisation avancée des processus biogéochimiques globaux.

Actuellement, l'ESA lance une série de nouveaux satellites destinés à approfondir notre connaissance du système Terre en fournissant des informations sur la salinité des océans, la hauteur de la mer et l’étendue des glaces polaires.

GOCE - la première de ces missions - fournira des données sur la topologie de la Terre, contribution importante pour évaluer le changement de niveau de la mer et la circulation des océans. Du fait de l’étendue des zones à étudier et de leur inhérente inaccessibilité, les satellites représentent souvent, pour la communauté des océanographes, le seul moyen de collecter des données régulières et fiables sur les propriétés des océans et les processus associés.

SMOS, deuxième satellite de la série des missions d’exploration de la Terre de l’ESA, a été lancé le 2 novembre dernier. SMOS sera le premier satellite dans le monde chargé à la fois de cartographier la salinité de la surface des océans et de surveiller l’humidité des sols de l’ensemble de notre planète.

Outils indispensables à la protection de notre planète

Avec ses nouvelles missions d'observation de la Terre, l'ESA veillera à ce que ces informations soient disponibles de manière permanente pour répondre à différents besoins : veille opérationnelle, aide à l’application du droit, recherche océanographique et climatologique, établissement de modèles climatiques.

« Les Etats-membres de l’ESA ont fait de l’observation des océans et aussi des terres, des glaces et de l’atmosphère depuis l’espace, leur première priorité, ce qui est unique dans le concert des agences spatiales dans le monde. Cette priorité place l’Europe à la tête de cette croisade mondiale qui permettra de comprendre et de gérer le changement climatique et aussi de continuer à rendre possible la vie sur la planète Terre » conclut Jean-Jacques Dordain, Directeur Général de l’ESA.

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