Objectif Aurora:
la Belgique lance un Centre fédéral d'exobiologie

Hibernation – ein weiterer Schritt auf dem Weg ins All
4 août 2005

L'exobiologie ou astrobiologie est une science nouvelle et pluridisciplinaire qui étudie le phénomène de la vie dans l'Univers. D'où vient-elle ? Comment évolue-t-elle ? Dans quelle mesure s'est-elle diffusée ? Quel est son destin ?

Autant de questions qui donnent lieu à de nombreuses pistes de recherches en Belgique, suite à l'impulsion qu'y a donnée aux sciences de la vie le Dr Christian de Duve, Prix Nobel 1974 de physiologie-médecine pour ses découvertes concernant l'organisation structurelle et fonctionnelle de la cellule. Quatre institutions fédérales scientifiques et quatre départements de recherche universitaires ont décidé d'adopter une approche commune avec la mise sur pied du COEX ou Centre fédéral de Complexité et d'Exobiologie.

Coopération avec les radiotélescopes (Westerbork-Dwingeloo)
Coopération avec les radiotélescopes (Westerbork-Dwingeloo)

Sa création était annoncée le 8 juillet dans le cadre de la rencontre JENAM 2005 des astronomes et astrophysiciens à l'Université de Liège, lors d'une journée consacrée à l'astrobiologie en Belgique. Le COEX vient à point nommé, alors que l'ESA est en train de définir la mission ExoMars comme première étape du Programme Aurora. ExoMars en 2012 doit consister en un laboratoire automatique pour la détection des traces de présence biologique à la surface martienne. La Belgique fait partie des Etats membres de l'ESA qui ont apporté leur soutien à l'initiative Aurora d'exploration du système solaire. D'où son intérêt de regrouper au sein d'un centre fédéral les compétences - en astronomie, biologie, chimie, technologie, géologie, physique, droit et philosophie - d'équipes et unités de recherche dans huit instituts et départements:

  • Institut d'Aéronomie Spatiale de Belgique (Pôle Espace, Uccle) pour l'analyse de la chimie atmosphérique;
  • Institut Royal Météorologique (Pôle Espace, Uccle) pour l'étude des processus non-linéaires et complexes;
  • Observatoire Royal de Belgique (Pôle Espace, Uccle) pour la mise en oeuvre d'un réseau martien de détecteurs au sol;
  • B-USOC ou Belgian User Support & Operation Centre (Pôle Espace, Uccle) pour la gestion de missions et expériences scientifiques dans l'espace;
  • CENOLI (Centre interdisciplinaire pour les études des phénomènes non-linéaires et phénomènes complexes) de l'ULB (Université Libre de Bruxelles);
  • Département AGO (Astrophysique, Géophysique & Océanographie) de l'ULG (Université de Liège), spécialisé dans la détection des exo-planètes, la caractérisation des comètes, l'évolution de la biosphère primitive...;
  • Département de l'Ultrastructure à la VUB (Vrije Universiteit Brussel), s'intéressant au comportement des protéines;
  • Institut de Théorie Physique de la KUL (Katholieke Universiteit Leuven) pour la connaissance d'environnements complexes et pour les problèmes d'intelligence artificielle.
Antarctic station
Artist's drawing of the Antarctic station

"Avec un financement d'1 million d'euros, nous a précisé Jacques Wisemberg, Directeur du B.USOC, le COEX doit, dans un premier temps, soutenir les activités d'une dizaine de chercheurs et renforcer leurs synergies en vue des programmes Aurora et Cosmic Vision de l'ESA." Il se veut être l'un des centres d'excellence au sein du réseau de l'ENEA (European Astrobiology Network Association). L'objectif de cette coopération dans l'Union Européenne est d'identifier et de caractériser ce qui peut provoquer le phénomène complexe de l'éclosion d'une vie extra-terrestre.

Copyright 2000 - 2014 © European Space Agency. All rights reserved.