50 ans de révolutions spatiales au Sénat le 9 octobre avec l'ESA et le CNES

28 septembre 2007

A l'occasion de l'ouverture de la Fête de la Science et des célébrations du cinquantenaire du lancement de Spoutnik 1, un symposium de haut niveau est organisé au Sénat sur la manière dont l'accès de l'humanité à l'espace a changé le visage de notre civilisation.

Le soir du 4 octobre 1957, au cœur de la steppe kazakhe, sur un site secret qui n'a pas encore été baptisé du nom de Baïkonour - emprunté à un village situé à plus de 350 km de là dans le but de tromper les services secrets occidentaux - l'équipe de Sergueï Korolev prépare le lancement d'un missile R-7 avec une charge utile un peu spéciale. En lieu et place de l’habituelle ogive militaire de plusieurs tonnes, a pris place une petite sphère métallique pourvue de quatre antennes, de deux batteries et d'un émetteur. La trajectoire de ce lancement a elle aussi été modifiée. Plus question de viser un polygone militaire du Kamtchatka ou une région déserte de l'Océan Pacifique. Le passager de ce missile n’est pas prévu pour retomber sur Terre. Du moins pas avant d'avoir effectué de nombreuses orbites autour de la planète.

Le lancement de Spoutnik 1, premier satellite artificiel a été un succès bien au-delà des espérances de ses concepteurs. Ce qui n'était initialement qu'une simple démonstration technologique a ébranlé le monde de la Guerre Froide, et l'affrontement Est-Ouest a pu se cristalliser un temps sur des objectifs pacifiques : placer le premier homme sur orbite, puis le premier homme sur la Lune, effectuer des séjours de plus en plus longs à bord de stations orbitales, mais aussi ramener les premières images de Vénus et de Mars, d'abord depuis l'orbite, puis depuis la surface de ces planètes.

L’espace omniprésent

Artist's view of Meteosat Second Generation (MSG)
Meteosat a changé la vie des Européens

En quelques années, les satellites ont envahi le quotidien de l'humanité, révolutionnant la météorologie et les télécommunications. L'espace est devenu enjeu stratégique, technologique, scientifique puis économique.

Les sondes spatiales puis les observatoires en orbite ont révolutionné nos connaissances en astronomie et en astrophysique. Et en repoussant toujours plus loin les limites de l'exploration, en nous livrant les premières clés pour comprendre la question de nos origines, du « Big Bang » à l'émergence de la vie sur notre planète, elles sont paradoxalement venues replacer la vie de l'homme sur Terre au centre de notre perception de l'Univers.

Plus près de nous, les satellites ont apporté une nouvelle vision de la Terre. Scrutée, mesurée, analysée, décryptée, surveillée, celle-ci a commencé à révéler ses forces et ses faiblesses, et les humains ont pu pour la première fois prendre conscience de sa fragilité et de l'ampleur des conséquences de leurs propres activités sur son état de santé. Par la télédétection, il est aussi devenu possible pour la première fois d'évaluer clairement les ressources et d'apprendre à les gérer.

En reliant les hommes par les télécommunications, en montrant que l'environnement se moque des frontières politiques et en amenant les nations à coopérer pour atteindre des objectifs qui les dépassent, l'espace a également changé la perception que l'humanité avait d'elle même, ouvrant de nouveaux champs politiques et socio-économiques, mais aussi philosophiques, culturels ou artistiques.

Partenaire invisible de notre quotidien, instrument de collecte et de divulgation des connaissances, source d'inspiration pour tous et en particulier pour les jeunes générations qui y joueront un rôle toujours plus important, cinquante ans après Spoutnik 1, l'espace est omniprésent dans nos vies.

Rencontre au Sénat

Ce sont tous ces différents aspects de ce premier demi-siècle de conquête spatiale qui seront évoqués le 9 octobre au Palais du Luxembourg, lors du symposium intitulé « Fenêtres sur le Cosmos : Spoutnik et l'Aube de l'Âge Spatial », organisé par l'ESA et le CNES sous le haut patronage du Président du Sénat et le patronage de l'Office Parlementaire d'Evaluation des Choix Scientifiques (OPECST).

Aux côtés de personnalités renommées des mondes de la science et de la culture, plusieurs représentants de l'ESA contribueront aux débats, : Jean-Jacques Dordain, directeur général ; David Southwood, directeur du Programme Scientifique ; Marcello Coradini, coordinateur des missions d'exploration du Système Solaire ; ainsi que les astronautes Jean-François Clervoy et Jean-Pierre Haigneré.

Participeront également à l'événement : le Comité International de la Recherche Spatiale (Cospar), l'Agence spatiale italienne (ASI) et le Centre national italien de la Recherche (CNR), le Global Science Forum, l'Institut d'Astrophysique Spatiale et l'Institut National de Physique Nucléaire, le Musée de l’Air et de l’Espace du Bourget, le Metropolitan Museum of Arts, Moebius Production, le Centre du Patrimoine Mondial de l'Unesco, l'Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE), le World Political Forum, l'Ecole Normale Supérieure, et le Comité Everest-K2.

Les débats seront enregistrés par le service vidéo du Sénat et mis à disposition pendant un an sur le site Internet de l'Ecole Normale Supérieure (http://www.diffusion.ens.fr/).

Les participants au Symposium auront la possibilité de visiter également l’exposition de 80 photos historiques couvrant l'épopée spatiale de Spoutnik à nos jours, organisée par le CNES sur les grilles du Jardin du Luxembourg.

Pour participer au symposium, une réservation est indispensable auprès du Musée de l’Air et de l’Espace (MAE) avant le 3 octobre (voir contact ci-dessous).

L’espace célébré à travers la France

Ariane 5  Place de la Concorde
Ariane 5 et l'obélisque de la Concorde, 33 siècles d'aventure humaine se cotoient à Paris

L'ESA prendra également part à plusieurs autres événements organisés en France dans le cadre des célébrations du cinquantenaire du lancement de Spoutnik 1.

A Bordeaux, du 30 septembre au 7 octobre, la « Semaine spatiale » avec une exposition à l'Espace Mably et deux journées de colloques sur le thème « 100 ans de Conquête Spatiale, 1957-2007-2057 », les 1er et 2 octobre, à la Cité Mondiale. L'astronaute Jean-François Clervoy de l'ESA et sa consœur Julie Payette du Canada, Etat ayant un Accord de coopération avec l'ESA, participeront aux conférences, ainsi que Bernard Foing, directeur scientifique du programme SMART-1.

A Toulouse, la « Semaine spatiale » sera également célébrée avec, le 4 octobre, inauguration à la Cité de l'Espace de l'exposition « Cosmomania, l'incroyable aventure de l'espace », en partenariat avec l'ESA. Ouverte jusqu'au 6 janvier, cette exposition de 450m2 retracera 50 ans d'aventure spatiale, notamment grâce à des « bulles temporelles » récréant l’atmosphère de l’époque des grandes premières historiques.

Et, toujours en cette date anniversaire du 4 octobre, la Cité de l'Espace accueillera une table ronde des maires de la Communauté des Villes Ariane, qui associe 18 agglomérations et les industriels du spatial qui y sont implantés ainsi que le CNES et l'ESA, et démontre combien le spatial a aussi une influence sur la vie économique et culturelle locale, sur Terre.

Au cours de la semaine seront également organisées des rencontres avec des astronautes du monde entier, dont Jean-François Clervoy et Julie Payette, ainsi que les anciens astronautes de l’ESA Claudie Haigneré et Philippe Perrin.

A Paris, du 26 au 28 octobre, à l'occasion de la Fête des Transports, une maquette au 1/5e d'Ariane 5 sera exposée sur la place de la Concorde, à l'entrée de l'exposition disposée le long de l'Avenue des Champs Elysée. Un stand de l'ESA présentera notamment des vues de la Terre prises depuis la Station spatiale internationale ainsi que des témoignages de ses astronautes au retour de leur mission en orbite terrestre.

Pour vous inscrire au symposium du 9 octobre, veuillez contacter :

Patricia Hingant
Service de la Communication
Musée de l'Air et de l'Espace
Tél. : +33 1 49 92 70 33
Courriel : patricia.hingant @ mae.org

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