Décision d’améliorer la coordination mondiale de l’observation de la Terre

Meteosat-4 Earth image
7 août 2003

ESA PR 49-2003. Réunis jeudi dernier à Washington à l’occasion du « Sommet sur l’observation de la Terre », les délégués de haut niveau qui représentaient 30 pays et 22 organisations internationales ont décidé d’améliorer la coopération en matière d’observation de la Terre et de supprimer les barrières faisant obstacle à l’échange d’informations entre les pays et entre les organisations.

L’ESA, pour sa part, conduit déjà ses programmes d’observation de la Terre en coopération avec d’autres agences ou pays, par le biais de mécanismes tels que le Comité sur les satellites d'observation de la Terre (CEOS) et le Partenariat pour la stratégie mondiale intégrée d'observation (IGOS-P). La Charte internationale « Espace et catastrophes majeures » constitue un autre exemple intéressant de la manière dont la coopération entre des agences spatiales peut permettre une plus grande utilisation des données fournies par l’observation de la Terre. Il est ainsi possible, dans des délais rapides, de communiquer des données aux agences de protection civile pour les aider à faire face à des situations de crise.

Cryosat satellite design
Le satellite Cryosat

L’ESA est un membre actif de ces organisations et, conjointement avec la Commission européenne, joue également un rôle moteur dans la contribution majeure que l’Europe apporte à une observation de la Terre intégrée à l’échelle mondiale, grâce à l’initiative GMES ou « Surveillance globale pour l'environnement et la sécurité ». GMES associe également à ses activités Eumetsat et les agences spatiales nationales européennes, dans le cadre d’une approche intégrée destinée à appuyer la politique de l’Europe.

Malgré l’importance de ces initiatives, il n’existe toujours pas de véritable partenariat à l’échelle mondiale, qui regrouperait la totalité des États, riches comme pauvres, et leur permettrait de transférer et d’utiliser des informations issues de l’observation de la Terre. La réunion de jeudi dernier représente une avancée importante dans cette direction car elle montre que la volonté politique d’instaurer un tel système existe désormais.

The ADM satellite
Le satellite ADM-Aeolus

La déclaration publiée à la fin de ce sommet a mis l’accent sur les points suivants : nécessité de disposer en temps opportun d’informations sur le long terme afin de pouvoir prendre les décisions appropriées ; nécessité de coordonner les stratégies et les systèmes ; nécessité d’aider les pays en développement à utiliser les données d’observation de la Terre et à contribuer à leur fourniture ; nécessité d’encourager les échanges et l’intégration des informations fournies par les moyens sol, les avions et les satellites. À l’issue de ce sommet, il a également été décidé de préparer un plan de mise en œuvre sur 10 ans qui tirera parti des initiatives et systèmes existants. La délégation de l’ESA au sommet était conduite par Jean-Jacques Dordain, Directeur général de l’Agence.

En sa qualité de membre du groupe « Identifier les besoins et combler les lacunes », José Achache, directeur des Programmes d’observation de la Terre de l’ESA, a expliqué de quelle manière certaines missions ESA d’exploration de la Terre apporteront une contribution sans précédent à la surveillance globale. Il s’agit en l’occurrence des missions suivantes : le satellite SMOS qui mesurera l’humidité des sols et la salinité des océans ; Cryosat qui étudiera les changements affectant les glaces terrestres et marines ; et la mission ADM-Aeolus qui fournira en trois dimensions des observations des champs de vents à l’échelle de la planète. Ces missions nous permettront certes de mieux comprendre le fonctionnement du système Terre mais, au-delà de cette phase de recherche, il faudra assurer sur le long terme la continuité de ces observations.

Représentation artistique du satellite SMOS

José Achache déclare que « l’ESA, pour sa part, avec ses initiatives GMES et Oxygène, a déjà démontré son engagement résolu en matière de surveillance globale et d’amélioration de l’accès aux données d’observation de la Terre. En outre, il est important que l’Agence participe à la coordination mondiale qui est proposée, mais tout en maintenant des moyens indépendants lui permettant de réaliser des observations en soutien de la politique européenne dans les domaines de l’environnement et de la sécurité civile. Un programme indépendant solide est la condition sine qua non d’un partenariat réussi. L’ESA se félicite de la déclaration faite à l’issue du sommet et s’acquittera de ses obligations pour en assurer l’application ».

Les activités vont désormais démarrer en vue de préparer, d’ici la prochaine Conférence ministérielle qui doit se tenir à Tokyo avant l’été prochain, les grandes lignes du plan de mise en œuvre sur 10 ans. Cela permettra de présenter ce plan à la Conférence ministérielle qui se tiendra dans l’Union européenne vers fin 2004.

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Stephen Briggs
ESA
Chef du Département Sciences et Applications de l’observation de la Terre
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