Lancement de Gaia

Gaia a atteint son orbite opérationnelle

8 janvier 2014

Gaia, le cartographe d’un milliard d’étoiles de l’ESA est maintenant sur son orbite opérationnelle autour de « L2 », un point virtuel gravitationnellement stable à 1,5 millions de kilomètres de la Terre.

Gaia voyageait vers L2 depuis le 19 décembre, après un lancement spectaculaire depuis le port spatial de l’Europe, à Kourou (Guyane), juste avant l’aube.

Un jour plus tard, Gaia accomplissait une importante poussée de ses moteurs pour mettre le cap vers sa destination. La nuit dernière, une manœuvre d’importance critique a propulsé Gaia sur son orbite de 180 jours autour de L2, une orbite de 263 000 x 707 000 x 370 000 kilomètres. Une petite correction de trajectoire sera effectuée la semaine prochaine pour terminer la manœuvre.

Gaia : du lancement à l’orbite

« L’insertion en orbite autour de L2 est une tâche relativement complexe, accomplie en effectuant la poussée des moteurs de Gaia de manière à pousser le véhicule spatial dans la direction voulue, tout en protégeant les délicats instruments scientifiques du Soleil, » explique David Milligan, responsable de la conduite des opérations de Gaia.

« Après un beau lancement depuis Kourou le mois dernier, nous sommes très heureux d’avoir atteint notre destination, et attendons avec impatience de pouvoir commencer l’exploitation scientifique dans les mois à venir, » déclare Giuseppe Sarri, chef de projet Gaia pour l’ESA.

Une fois que les instruments du véhicule spatial auront été entièrement testés et calibrés – une activité commencée pendant le trajet vers L2 et prévue pour durer encore quatre mois – Gaia sera prêt à entrer dans sa phase opérationnelle de cinq ans.

A l’intérieur de la caméra d’un milliard de pixels de Gaia

Gaia va effectuer des observations très précises d’un milliard d’étoiles, et cartographiera pour chacune sa position et ses mouvements, ainsi que sa température, sa luminosité et sa composition.

Ce vaste recensement produira la carte 3D la plus précise jamais obtenue de la Voie Lactée, et permettra aux astronomes de déterminer l’origine et l’évolution de notre galaxie.

Pour accomplir sa mission, Gaia va tourner lentement, balayer ses deux télescopes au travers du ciel tout entier, et concentrer simultanément la lumière reçue par chacun sur sa caméra numérique – qui est avec presque un milliard de pixels la plus grande jamais emmenée dans l’espace.

Gaia observera chaque étoile en moyenne 70 fois pendant les cinq années de la mission, après laquelle les données archivées représenteront plus d’un million de Giga-octets, soit l’équivalent d’environ 200 000 DVDs.

C’est le Consortium de traitement et d’analyse des données de Gaia, composé de plus de 400 personnes issues d’instituts scientifiques européens,  qui sera chargé de traiter et d’analyser ce colossal trésor de données.

« Notre machine à découvertes Gaia nous gardera bien occupés pendant la mission, et les résultats finaux ne viendront qu’après que les cinq années de données aient été analysées. Mais l’attente en vaudra largement la peine puisqu’en fin de compte le résultat sera une nouvelle conception de notre voisinage cosmique et de son histoire, » explique Timo Prusti, responsable scientifique de Gaia.

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