L'ESA au 50ème Salon de l'Aéronautique est de l'Espace de Paris

Le Bourget 2011
12 juin 2013

Le 50ème Salon International de l’Aéronautique et de l’Espace de Paris-Le Bourget ouvrira ses portes le lundi 17 juin. Le pavillon de l’Agence Spatiale Européenne, situé entre les deux répliques grandeur nature des lanceurs Ariane 1 et Ariane 5, présentera la richesse des programmes de l’ESA à travers tous les domaines du spatial, et insistera sur les lancements récents et à venir et leurs résultats.

Cette année, l’accent est mis sur l’espace en tant que facteur de compétitivité et de croissance. « Investir dans le spatial, c’est investir dans la compétitivité et la croissance, au travers de la connaissance, de l’innovation et des services, » constate Jean-Jacques Dordain, directeur général de l’ESA.

Compétitivité et croissance

Un modèle à l’échelle 1 de Alphasat, le plus grand et le plus sophistiqué des satellites de télécommunications jamais construit en Europe, sera présenté en configuration de lancement devant le pavillon. Il sera lancé par une Ariane 5 cet été et sera la première mission à utiliser la plateforme Alphabus.

Alphasat et l’Alphabus sont d’excellents exemples de partenariats innovants entre le secteur public et le secteur privé. L’ESA soutient le développement de systèmes et de technologies destinés au satellite, et ouvre ainsi de nouveaux marchés pour l’industrie européenne en partageant l’expertise et les risques dans le but de développer des missions opérationelles.

Le progrès technologique est au cœur des activités de l’ESA, et aide l’industrie européenne à améliorer sa compétitivité dans le monde entier. Au Bourget, l’ESA présentera une partie des technologies innovantes et transversales embarquées à bord des satellites les plus récents, Proba-V et l’ATV-4 ainsi que d’autres qui doivent être embarquées sur les prochaines missions Alphasat, Gaia et Sentinel-1.

De plus, l’ESA présentera Ariane 5, Soyouz et Vega, la famille de lanceurs qui opère depuis le port spatial de l’Europe en Guyane, et qui offre une gamme complète de services et de possibilités à partir du meilleur site de lancement aujourd’hui en activité dans le monde.

Les différentes propositions pour les nouvelles versions d’Ariane et de Vega, à l’étude depuis fin 2012 et destinées à maintenir la compétitivité de l’Europe sur ce secteur stratégique, seront également mises en avant.

Alphasat is prepared for the thermal–vacuum chamber
Préparation d'Alphasat pour la chambre à vide thermique

Repousser les frontières de la connaissance

Une exposition impressionnante montrera les résultats obtenus par la mission Planck, la carte la plus détaillée jamais réalisée du fond diffus cosmologique – le rayonnement fossile micro-ondes du Big Bang.

Planck nous fournit les données les plus précises jamais obtenues sur l’âge, la composition et le taux d’expansion de l’Univers, et nous donne une nouvelle vision de l’Univers qui nous fait toucher du doigt les limites  des théories cosmologiques actuelles.

Ce mois-ci, l’ESA célèbre également les 10 ans de sa mission Mars Express avec une présentation passionnante des nombreuses découvertes réalisées, et le dévoilement d’une nouvelle carte de la minéralogie martienne. 

Les trois composantes de l’ambitieuse mission d’exploration Exomars, qui sera menée par l’ESA en collaboration l’Agence Spatiale Russe, seront présentés sur un terrain martien dédié.

L'humidité des sols vue par SMOS

L’accent sera placé sur les résultats obtenus par les trois satellites d’observation de la terre qui sont déjà en orbite, et qui s’attaquent aux questions les plus urgentes auxquelles font face les sciences de la Terre: Cryosat mesure le volume des glaces terrestres et marines, GOCE étudie le champ de gravité terrestre, et SMOS fournit des données sur la salinité des océans et l’humidité des sols.

Ils seront bientôt rejoints par la constellation de satellites SWARM, qui mènera une étude sans précédent du champ géomagnétique terrestre.

En même temps que de nombreuses expériences qui ont été menées à bord de la Station spatiale internationale, y compris au sein du laboratoire européen Columbus, l’ESA présentera un nouveau matériau prometteur dérivé du travail à bord de la Station. Cet alliage de titane et l’aluminium devrait réduire de 45% la masse des lames de moteur à réaction des avions, faisant ainsi baisser le coût des vols et diminuant la nécessité de faire des escales.

L’amarrage du quatrième véhicule de transfert automatique (ATV – Automated Transfer Vehicle), le vaisseau cargoAlbert Einstein, et l’arrivée récente à bord de la Station spatiale internationale de l’astronaute de l’ESA Luca Parmitano qui effectue une mission longue durée pour le compte de l’Agence Spatiale Italienne (ASI) seront également traités. Ils renforcent l’importance du rôle de l’Europe dans cet exceptionnel partenariat international.

Des services basés sur le spatial

L’ESA travaille depuis longtemps en étroite coopération avec Eumetsat, améliorant les prévisions météorologiques et l’étude du climat avec les séries de satellites Meteosat et MetOp, et de nouvelles versions de ces deux satellites sont à l’étude.

Des données collectées par ces deux satellites seront affichées à côté d’exemples de cartes produites pour aider les autorités d’un pays sinistré dans le cadre de la Charte Espace et Catastrophes Majeures. L’ESA est l’un des membres fondateurs de la Charte, une coopération entre les agences spatiales  du monde entier qui gèrent des missions d’observation de la Terre.

Avec le lancement prévu dans les prochains mois du premier satellite de la série Sentinel, le pavillon de l’ESA présentera à nouveau GMES/Copernicus.

Cette ambitieuse initiative européenne, prise dans l’intérêt des citoyens de l’Europe et des décideurs, donne accès à des informations fiables et opportunes afin de gérer l’environnement, de comprendre et d’atténuer les effets du changement climatique, et de garantir la sécurité civile.

Un film spécial commémorera une autre première de 2013, le moment où l’Europe a déterminé une position sur la Terre au moyen des quatre premiers satellites de son propre système de navigation par satellites, Galileo.

Enfin, l’ESA présentera les nouveaux centres inaugurés cette année dans le cadre de son programme de surveillance de l’espace.  Ces centres donneront à l’Europe les moyens d’obtenir toutes les informations dont elle a besoin pour protéger ses infrastructures dans l’espace et sur Terre, et pour contrer les risques posés par les débris spatiaux, les orages géomagnétiques et les astéroïdes.

Plusieurs événements se tiendront au cours de la semaine dans le pavillon de l’ESA :

http://www.esa.int/fre/For_Media/Press_Releases/(lang)/fr

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