L’ESA recrute les prochains astronautes, aussi en France

Quatres astronautes français au service de l'Europe spatiale
21 avril 2008

Le 18 avril dernier, au Palais de la Découverte à Paris, l’ESA a donné le coup d’envoi de la campagne de recrutement d’astronautes européens pour la France. L’exploitation de la Station spatiale internationale et les missions d’exploration vers la Lune et Mars à venir appellent à la recherche de nouveaux talents qui rejoindront le corps des astronautes européens afin que l’Europe tienne toute sa place dans cette fascinante aventure.

Avec le recrutement de ses premiers astronautes en 1978 et la première mission Spacelab en 1983, l'Agence spatiale européenne (ESA) avait fait ses premiers pas dans l’histoire des vols habités. Avec le projet de laboratoire orbital Columbus, l’ESA avait ensuite procédé à une deuxième sélection d'astronautes en 1992.

Le nouveau programme de recrutement débutera officiellement le lundi 19 mai dans les 17 pays membres de l’Agence spatiale européenne (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Norvège, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Suède et Suisse).

Le processus de recrutement suivra les étapes suivantes

1. Dépôt des candidatures et présélection en ligne : www.esa.int/astronautselection

2. Evaluation en deux étapes des aptitudes psychologiques et professionnelles

3. Examens médicaux

4. Entretien professionnel devant une commission de l’ESA

5. Décision finale annoncée en 2009

Les candidats rejoindront le Centre européen des astronautes (ESA\EAC) situé à Cologne, en Allemagne, pour y suivre l’entraînement de base des astronautes.

La France contribue activement aux vols habités de l’ESA et à ses succès récents. Un des derniers exemples en date : l'astronaute français de l'ESA Léopold Eyharts a participé à l’arrimage du ravitailleur européen ATV à la Station spatiale le 3 avril 2008. Cela a permis à l'Europe de figurer parmi les trois nations du monde capables d'atteindre l'ISS en toute autonomie. La France a joué un rôle déterminant dans ce programme. Avant Léopold Eyharts, les astronautes présents au Palais de la Découverte, Jean-Jacques Favier, Jean-Pierre Haigneré, Jean-François Clervoy et Michel Tognini, Chef du Centre européen des astronautes, avaient également témoigné de la présence régulière de la France dans l’espace.

Cette implication française dans l’aventure spatiale européenne va aujourd’hui prendre un nouvel élan avec ce programme de recrutement.

Excellence académique, qualités humaines et passion pour l’aventure

Jean-François Clervoy (astronaute actif) et Michel Tognini devant une maquette de l'ISS

"Le candidat astronaute idéal doit avoir de solides compétences dans les disciplines scientifiques et doit justifier d’un savoir-faire opérationnel. La présence aujourd’hui de nombreux étudiants diplômés des plus grandes écoles d’ingénieurs françaises témoigne de l’intérêt et de la passion que suscitent les prochaines étapes de la conquête spatiale." a expliqué Michel Tognini, ancien astronaute et Chef de l'EAC à Cologne.

Les candidats français doivent parler couramment l’anglais. Le russe étant la seconde langue officielle à bord de la Station spatiale internationale (ISS), sa maîtrise est un atout supplémentaire mais non obligatoire.

Astronautes de l'ESA à Paris le 18 avril 2008
L'ancien astronaute Jean-Jacques Favier, représentant du CNES

"Plus que tout, ce sont les qualités humaines des candidats qui feront la différence lors des dernières étapes du recrutement. L’esprit d’équipe, le dynamisme et l’implication, la force de caractère et la stabilité émotionnelle sont les qualités qui font les bons astronautes." a poursuivi M. Tognini.

Les futures missions entraîneront les jeunes astronautes vers des vols habités de longue durée à bord de l’ISS et au-delà. C’est donc une page importante de l’histoire de l’aventure spatiale qui se tourne, et un nouveau chapitre qui commencera le 19 mai prochain.

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