La Terre vue de l’Espace : la Grande barrière de corail

3 avril 2009

Cette image prise par Envisat nous montre l’une des grandes merveilles naturelles de la Terre : les récifs de la Grande barrière, dans la mer de Corail, le long de la côte Est du Queensland, en Australie.

S’étirant sur plus de 2 000 km et couvrant une surface d’environ 350 000 km2, il s’agit du plus grand organisme vivant de la planète et du seul qui puisse être vu à l’œil nu depuis l’espace.

La Grande barrière se compose en réalité de près de 3 000 récifs. Elle abrite plus de 1 500 espèces de poissons tropicaux, 400 variétés de coraux et plus de 200 espèces d’oiseaux, 4 000 espèces de mollusques, 500 espèces d’algues et six espèces de tortues marines. Il s’agit aussi d’une zone de reproduction pour les baleines à bosse.

En reconnaissance de son importance pour la biodiversité, le récif – qui était déjà la zone marine la plus protégée – a été inscrite au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco en 1981.

Dans le monde entier, les récifs de coraux sont de plus en plus menacés par le blanchissement corallien, qui est causé par la mort des algues unicellulaires qui vivent en symbiose avec le corail, entrainant la mort de celui-ci, qui devient alors blanc. L’origine précise de ce phénomène est inconnue, mais il est associé avec la hausse de la température des eaux, une faible salinité et de forts niveaux d’ensoleillement.

Selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), c’est la totalité de la Grande barrière de corail qui risque l’extinction si la température des eaux continue de monter et que la mer devient plus acide.

Les chercheurs australiens ont découvert que la caméra MERIS (Medium Resolution Imaging Spectrometer) d’Envisat peut détecter le blanchissement corallien jusqu’à 10 m de profondeur. Cela signifie qu’Envisat pourrait dresser la carte du blanchissement corallien à l’échelle mondiale.

Les volutes vertes, bleues et couleur sable que l’on peut apercevoir le long du Golfe de Carpentaria (à l’ouest) et entre l’Australie et la Papouasie-Nouvelle Guinée (en haut de l’image) sont dues à des sédiments charriés par les eaux.

Cette image a été acquise par MERIS le 18 mai 2008, en mode « pleine résolution » qui permet de faire apparaître des détails de 300 m au niveau du sol.

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