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    SSETI le satellite des étudiants européens est prêt

    SSETI Express prêt au lancement
    18 octobre 2005

    SSETI (Student Space Exploration and Technology Initiative), le premier satellite fabriqué par des étudiants européens est prêt au décollage.

    SSETI est le fruit d’une collaboration de plusieurs universités européennes, dont l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne qui a conçu et fabriqué le système électronique de contrôle du système de propulsion. Toute la coordination des travaux a été réalisée sous l’égide de l’Agence spatiale européenne, par l’intermédiaire d’un « chat » sur internet.

    « Le but principal de la fabrication et de la conception de ce satellite était de prouver que plusieurs équipes d’étudiants étaient capables de se mettre ensembles pour fabriquer un système complexe » explique Marc, étudiant en micro technique à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). « Toutes les équipes impliquées dans le projet se connectaient sur le chat une fois par semaine, le mardi. Nous étions en moyenne entre 30 et 40, le tout supervisé par un coordinateur de l’ESA » ajoute l’étudiant.

    Ce « chat » d’une heure permettait de résoudre les problèmes communs. Pour les modifications et les décisions prises à l’intérieur des différents groupes, il existait un forum, un « news group », dans lequel les membres des équipes pouvaient laisser des messages lisibles par tous. Petit à petit s’est ainsi formé une base de données contenant les informations nécessaires pour la conduite du projet. Pour Marc, responsable de la coordination à l’EPFL, c’était certainement la partie la plus difficile : « il n’est pas toujours évident d’avoir tout le monde au rendez-vous avec la même motivation, les mêmes attentes et la même disponibilité ».

    Mais malgré ces difficultés, le projet a été mené à son terme, une caméra prendra des photos de la Terre, SSETI servira de relais pour les radio amateurs et trois pico-satellites de 10 cm de côté seront déployés une fois le satellite en orbite. « Au début, il n’y avait pas exactement de cahier des charges, nous avons réuni nos idées, notre matériel et nos expériences » explique Renato Krpoun le responsable du projet à l’EPFL.

    « La démarche est loin d’être classique, les idées sont nées entre étudiants lors de rencontres informelles pendant lesquelles nous analysions nos ressources et imaginions la distribution du travail. Nous avons, par exemple, récupéré une caméra sur un autre satellite, et c’est un radio amateur qui a construit le transpondeur, une sorte de relais, pour la radio ».

    L’investissement personnel des étudiants de l’EPFL fut considérable, en effet leur participation à la construction de SSETI ne rentrait pas dans leur programme de cours. « Il nous a fallu une bonne dose d’optimisme ; les problèmes de coordination et de motivation furent certainement plus difficiles à résoudre que les problèmes techniques » explique Marc.

    « Heureusement, nous étions bien soutenus par l’EPFL qui nous a fourni matériel, conseils et même le financement de nos déplacements » ajoute Andres le collègue de Marc. « Un luxe au regard d’autres étudiants qui n’avaient même pas de local à disposition » . Les deux étudiants estiment que l’expérience SSETI fut très positive ; ils ont pu se confronter à la réalité de l’industrie spatiale. Andres est conquis et souhaite poursuivre dans cette voie.

    Marc est un peu plus mesuré, l’administration à mettre en place pour assurer le bon déroulement du projet a freiné son enthousiasme initial. Quel que soit leur avenir dans la branche, les deux étudiants ne regrettent pas leur expérience et sont fiers « d’avoir construit un engin qui volera dans l’espace ».

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