Symposium international ESA/CNES sur les petits satellites

Les experts des petits satellites se réunissent à La Rochelle
20 septembre 2004

Plus de 200 experts venus de 25 pays se réunissent à partir d’aujourd’hui pour discuter des petits satellites et des missions qu’ils peuvent assurer lors du symposium ESA/CNES sur les Systèmes et Services à Petits Satellites.

« Les petits satellites ont un impact sur le secteur spatial. Ils nous offrent la possibilité d’expérimenter et de démontrer des innovations et des technologies de pointe dans l’espace à un coût modique, avant de les appliquer sur des missions plus chères », explique Luca Maresi, ingénieur système à l’ESA et co-organisateur du symposium.

« Notre satellite Proba 1, de 94 kg, a testé avec succès des technologies innovantes applicables à des missions futures, comme le traitement à bord et les opérations autonomes, tandis que notre sonde SMART-1 - qui pèse 367 kg et est en route pour la Lune - démontre les possibilités de la propulsion plasmique et d’instruments miniaturisés. Le mois prochain, le satellite Sloshsat-FLEVO, de l’ESA et du NIVR néerlandais, sera lancé pour étudier le comportement des fluides en impesanteur ».

Ce symposium sur les Systèmes et Services à Petits Satellites, plus connu sous son sigle anglais « 4S », en est à sa sixième édition depuis 1992. Cette année, il se déroule du 20 au 24 septembre à La Rochelle. Les sujets abordés vont de l’utilisation des petits satellites pour la science et l’observation de la Terre, à l’étude, la gestion et l’organisation de projets de petits satellites. Une importante session est entièrement dédiée aux technologies et aux sous-systèmes spécifiquement développés pour les petits satellites, tandis qu’une autre session sera consacrée aux lanceurs.

Perspectives prometteuses et marché de niches

Artist's impression of Proba in orbit
Vue d’artiste de Proba en orbite

Les technologies et le paysage industriel ont changé depuis la première édition du Symposium 4S. Il y a aujourd’hui plus de fournisseurs de composants et de sous-systèmes, ce qui ouvre de nouvelles perspectives pour les constructeurs de satellites et génère de nouveaux marchés de niches. Quelques questions auxquelles il était difficile de répondre lors de cette phase de précurseurs peuvent désormais être largement débattues. Par exemple, les missions « traditionnelles » peuvent-elles être accomplies avec des petits satellites bon marché et quelles sont les perspectives pour l’exploitation commerciale des petits satellites ?

Dans le même temps, l’évolution de la technologie et du marché au cours de la dernière décennie a profondément changé le secteur spatial. De nombreux fournisseurs de composants électroniques spécifiquement conçus pour des applications spatiales ont arrêté leur production en raison de la faible rentabilité du marché spatial en comparaison de celui de l’électronique grand public. Très peu peuvent assumer le coût non récurrent très élevé du développement de composants durcis aux radiations tout en conservant le rythme très rapide de l’évolution des technologies. De même, de nombreux programmes gouvernementaux souffrent de budgets très serrés et de contraintes de calendrier.

Certaines des solutions mises en œuvre pour la fabrication des petits satellites, comme l’utilisation extensive de composants commerciaux ou une conception à coût objectif, peuvent-elles être appliquées pour résoudre certaines des difficultés rencontrées sur les autres programmes spatiaux ? Et si oui, jusqu’à quel degré ? Voici quelques unes des questions auxquelles le symposium espère apporter des réponses.

« Les petits satellites offrent aussi aux universités et aux laboratoires de recherche un moyen abordable d’accéder à l’espace. Des étudiants en thèse ont même participé à la fabrication de microsatellites, démontrant que les satellites de ce type peuvent jouer un rôle éducatif au niveau universitaire tout en servant à la recherche appliquée. Il a été prouvé que les petits satellites étaient un bon moyen d’attirer les meilleures ressources dans le domaine des technologies spatiales », ajoute Luca Maresi.

Un symposium organisé par l’ESA et le CNES

SMART-1
SMART-1 se dirige vers la Lune grâce à un nouveau système de propulsion électrique alimenté par générateurs solaires

Pour la première fois, l’ESA co-organise l’événement, en partenariat avec le CNES. C’est une indication de plus de la reconnaissance par la communauté spatiale européenne du rôle de plus en plus important joué par les petits satellites.

« Nous nous investissons dans cet événement pour garder un oeil sur les technologies dont le développement pourrait bénéficier aux activités principales de l’Agence ainsi que pour présenter les résultats remarquables récemment atteints par des petits satellites de l’ESA », souligne Luca Maresi. « Nos récentes missions SMART et Proba montrent comment les petits satellites peuvent être utilisés avec succès en tant que démonstrateurs technologiques afin de réduire les risques inhérents au nouvelles technologies tout en réalisant par la même occasion des missions spatiales de grand intérêt ».

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