Deux Etats-membres rejoignent le programme SSA

La station terrestre optique (OGS) de Tenerife, aux Canaries
6 juillet 2010

Le Luxembourg et la Finlande sont les deux derniers Etats à participer au programme de surveillance spatiale SSA (Space Situational Awareness) de l'ESA, ce qui porte à 13 le nombre des Etats-membres contributeurs.

L'ESA a reçu une notification formelle des délégations nationales du Luxembourg et de la Finlande annonçant leur contribution au Programme Préparatoire du SSA (SSA-PP). Leur participation a été approuvée à l'unanimité lors de la 5e réunion du comité de programme du SSA, le 28 mai.

La décision de ces Etats de prendre part au SSA-PP va donner une forte impulsion au programme et fournira un cadre légal pour l'intégration de leurs moyens nationaux existants au sein de l'infrastructure du système SSA.

L'Europe surveille les risques spatiaux

Control room at ESA's Optical Ground Station
La salle de contrôle de l'OGS

Dans le cadre du programme SSA, l'Europe prépare le développement d'une capacité de surveillance des objets et des phénomènes naturels susceptibles de porter atteinte aux satellites sur orbite ou aux installations au sol - comme les réseaux électriques.

Pour y parvenir, le programme SSA se concentre sur trois axes principaux :

  • SST (Space Surveillance and Tracking)
    Surveillance spatiale et suivi des objets sur orbite : surveillance et alerte des satellites actifs et inactifs, des étages de lanceurs abandonnés et des débris de fragmentation qui gravitent autour de la Terre.

  • SWE (Space Weather)
    Météorologie spatiale : surveillance de l'activité solaire, du vent solaire ainsi que des conditions à l'intérieur de la magnétosphère, de l'ionosphère et de la thermosphère qui pourraient affecter des infrastructures orbitales ou terrestres et présenter des risques pour la vie ou la santé d'êtres humains.

  • NEOs (Near Earth Objects)
    Géocroiseurs : détection des objets naturels susceptibles d'entrer en collision avec la Terre et d'y causer des dommages.

Tous les Etats-membres participant au programme contribuent à un tronc commun qui comprend le développement de l'architecture du SSA, la gouvernance, la politique de gestion des données, la sécurité et le segment SST, tandis que le segment SWE, la surveillance des géocroiseurs, le radar (système prototype en développement) et les centres de données pilotes sont optionnels.

La Finlande a pour sa part choisi de participer également au segment de météorologie spatiale.

Une vaste gamme d'utilisateurs finaux

Une aurore australe, causée par un orage géomagnétique

Les services fournis par le SSA seront utilisés par une vaste gamme d'utilisateurs finaux, parmi lesquels de nombreuses institutions et entités commerciales telles que :

  • Les gouvernements européens (UE, nationaux, régionaux)
  • Les agences spatiales européennes
  • Les opérateurs de satellites commerciaux, universitaires et gouvernementaux
  • Les universités et les centres de recherche
  • L'industrie spatiale et l'assurance spatiale
  • L'industrie de l'énergie, notamment les opérateurs des réseaux de distributions et les fournisseurs d'électricité
  • Les opérateurs de réseaux, de télécommunications, de systèmes radar, les fournisseurs de services de météorologie spatiale, etc.
  • Les gestionnaires du trafic aérien ou de services de navigation en Europe et dans le reste du monde
  • Les services de secours et de gestion des catastrophes européens et internationaux
  • Les Nations unies et autres organismes internationaux
  • Les secteurs de la défense et de la sécurité

Les Etats participants

A ce jour, les Etats-membres de l'ESA ayant choisi de participer au programme préparatoire du SSA sont :

  • L'Allemagne
  • L'Autriche
  • La Belgique
  • L'Espagne
  • La Finlande
  • La France
  • La Grèce
  • L'Italie
  • Le Luxembourg
  • La Norvège
  • Le Portugal
  • Le Royaume-Uni
  • Suisse

Le SSA-PP a été approuvé par le Conseil ministériel de l'ESA de novembre 2008.

Le laser et le télescope astrométrique Zimlat de l'observatoire de Zimmerwald, en Suisse

Le programme préparatoire a démarré en 2009 et doit durer jusqu'en 2011/12 en se concentrant sur les aspects de gouvernance, de politique de gestion des données, de cahier des charges techniques et d'architecture d'une future capacité complète de SSA au niveau européen.

Sur la base des résultats du programme préparatoire du SSA, une proposition de programme définitif sera soumise à l'approbation des Etats-membres de l'ESA lors du prochain Conseil ministériel, qui doit préparer la période de 2012 à 2019.

Depuis la création de l'ESA en 1975, l'Agence a fourni un cadre légal et opérationnel pour permettre à chaque Etat-membre d'investir dans le spatial, a coordonné les efforts et les contributions financières des membres nationaux, de l'industrie, des opérateurs, des scientifiques et des centres de recherche. Cela a permis à l'Europe de jouer un rôle clef dans l'exploration spatiale et de faire face aux défis planétaires.

Note aux rédacteurs

Les images accompagnant cet article représentent quelques unes des infrastructures européennes existantes qui pourraient être fédérées au sein du système SSA afin de subvenir aux besoins de surveillance des débris, de détection des géocroiseurs et d'observation de la météorologie spatiale. Pour plus d'informations : http://www.esa.int/ssa

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