La Terre vue de l'Espace : les lacs de Nayriz en Iran

26 février 2010

Dans la province de Fars, au sud de l’Iran, les lacs de Bakhtegan et de Tashk, plus connus en tant que « lacs de Nayriz » apparaissent sur cette image prise par ALOS, un satellite de d’observation japonais de quatre tonnes.

Le lac de Bakhtegan (au centre) et le lac de Tashk (en haut), situés dans le bassin de Nayriz, siont des lacs salés dans le sud-est des Monts Zagros dont le niveau des eaux fluctue en fonction de la pluie et de la neige dans les montagnes.

Le lac de Bakhtegan, deuxième plus grand lac d’Iran, est alimenté principalement par la rivière Kour, tandis que le lac de Tashk reçoit les eaux de débordement des marécages à son extrémité ouest et d’une importante source permanente située au nord-ouest.

Bien que normalement séparés par d’étroites bandes de terre, durant les années de fortes pluies ils peuvent se rejoindre et ne former qu’un seul lac. De même, après plusieurs années de faibles pluies, comme en 1934 et en 1971, les lacs peuvent être totalement asséchés à l’exception des points les plus proches des sources.

Abritant plus de 20 000 oiseaux (oies, canards, cygnes) durant leurs saisons de migration et en hiver, les lacs jouent un rôle crucial pour la reproduction d’un grand nombre d’espèces et aident au maintien de la diversité génétique et écologique de la région.

Les deux lacs, leur delta et les marécages associés aux sources ont été reconnus comme « zones humides d’importance internationale » par la Convention de Ramsar sur les zones humides, un traité intergouvernemental signé en 1971 et qui crée un cadre pour la surveillance et la préservation des zones humides.

Le Parc National de Bakhtegan, à la fois parc naturel, sanctuaire et réserve, est visible au centre et en haut de l’image, au-dessus du lac de Bakhtegan.

Le satellite ALOS (Advanced Land Observing Satellite) a pris cette image le 6 mars 2009 avec l’instrument AVNIR-2 (Advanced Visible and Near Infrared Radiometer type-2), qui est conçu pour cartographier les terres émergées et le couvert végétal dans les bandes spectrales visibles et proche infrarouge avec une résolution de 10 m.

Outre AVNIR-2, ALOS comporte aussi les instruments PALSAR (Phased Array type L-band Synthetic Aperture Radar) – un radar micro-ondes qui peut effectuer des observations de jour comme de nuit et dans n’importe quelles conditions météorologiques – et PRISM (Panchromatic Remote-sensing Instrument for Stereo Mapping) qui permet d’observer des zones choisies en 3D, avec un résolution spatiale jusqu’à 2,5 m.

L’ESA soutient ALOS en tant que mission de tierce partie, ce qui signifie que l’ESA utilise son infrastructure européenne multi-mission au sol et son expertise pour acquérir, traiter et distribuer des données par satellite à sa vaste communauté d’utilisateurs.

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