Corot : à la recherche de planètes Terre

Artist's impression of Corot
Le satellite Corot
13 mars 2006

Le satellite Corot, dont le maître d’œuvre est le CNES (Centre National d’ Etudes Spatiales français) et auquel l’ESA s’est associée, sera le premier satellite capable de détecter des planètes extra-solaires rocheuses ressemblant à la Terre. Corot utilisera la méthode des transits qui consiste à mesurer la diminution de l’éclat d’un étoile lorsqu’un objet passe devant elle.

En un peu plus de 10 ans, près de 170 planètes extra-solaires ont été découvertes grâce à la technique des vitesses radiales. Cette technique, basée sur la détection des mouvements imprimés par une planète sur son étoile, est très efficace mais ne permet de déterminer la masse de la planète que de manière approximative. Or sans masse, il est difficile de construire des modèles de formation planétaire cohérents.

Une autre méthode consiste à observer le transit :si par chance le système étoile-planète est vu exactement sur la tranche alors, en transitant devant son étoile, la planète cache une partie de celle-ci et la luminosité de l’étoile diminue.

L’observation d’un transit apporte une information différente de la métode vitesse radiale :thodes alors on poura connaître la densité de la planète et commencer a comprendre sa structure interne avec plsu de detaisl. Il devient alors possible de dire si la planète en question est gazeuse, comme Jupiter, tellurique comme la Terre ou encore composée uniquement d’eau comme les planètes océaniques imaginées par certains chercheurs.

Courbe photométrique d’un transit planétaire
Courbe photométrique d’un transit planétaire

La mission Corot vise deux objectifs, le premier étant la détection des transits de planètes et le deuxième, l’étude du comportement vibratoire des étoiles. Corot est une mission du CNES à laquelle s’est jointe l’ESA en octobre 2000. L’Agence spatiale européenne a fourni l’optique du télescope et finance une partie des testsd’environnement permettant de s’assurer que le satellite supportera les conditions extrèmes de l’espace. Le lancement devrait avoir lieu en octobre et sera effectué depuis le cosmodrome de Baïkonour par une fusée Soyuz.

"Des études effectuées au sol ont montré que sur 60 transits détectés seuls 5 étaient dus au passage d’une planète. En effet, et c’est un phénomène bien connu, un transit peut être dû à un système binaire composé de deux étoiles de luminosité différente" explique Frédéric Pont, astronome à l’observatoire de Genève.

"Le meilleur moyen de lever le doute est de recourir à la méthode des vitesses radiales. Depuis la découverte de la première planète extra-solaire en 1995, ici à Genève, nous avons acquis une solide expérience dans la mesure des vitesses radiales. C’est la raison pour laquelle Nous participons à un programme d’observations complémentaires au sol en vitessse radiales des candidats qui seront détectés par Corot".

Jusqu’à maintenant seuls 9 transits de planète ont été détectés, dont trois avec une planète assez brillante pour pouvoir être observée directement dans l’infra rouge. Les astronomes américains ont alors pointé le télescope Spitzer sur l’une d’elle, et en observant la planète lorsqu’elle passait derrière l’étoile, ils ont pu déduire qu’elle avait non seulement une atmosphère mais que celle-ci contenait des nuages de fer! Iles astronomes genevois sont convaincus que Corot fera faire à la physique des systèmes planétaires un bond en avant fantastique.

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