L’ESA soutient la sortie européenne du film “OCÉANS”

25 novembre 2009

OCEANS, produit par le cinéaste Jacques Perrin, s’interroge sur l’empreinte que l’homme impose à la vie sauvage et répond par l’image et l’émotion à la question : « L’Océan ? C’est quoi l’Océan ? ». L’ESA a activement soutenu la production de ce film avec le conseil de ses experts d’observation de la Terre, en particulier des océans, et par une visite détaillée du port spatial de l’Europe à Kourou.

Par ailleurs, des images inédites des mers, prises par le satellite ESA Envisat, ont aidé à sensibiliser d’avantage sur la problématique et à mieux cibler des lieux de tournage autour du globe.

« L’image est irremplaçable pour frapper les esprits. Celles que Jacques Perrin a réunies dans son film sont une hymne à la vie et à l’océan, source de vie, régulateur du climat, gardien de la diversité. L’espace est un moyen privilégié pour observer, comprendre, vérifier l’évolution des océans à l’échelle de la planète. L’océan et l’espace, deux dimensions encore largement inconnues, sont à la fois nos origines et notre futur» rappelle Jean-Jacques Dordain, Directeur général de l’ESA.

Une tradition d’engagement pour la nature et pour l’environnement

Extraits du film de Jacques Perrin

Après « Le Peuple Migrateur », les cinéastes français Jacques Perrin et Jacques Cluzaud entraînent le public grâce à des techniques de tournage inédites, des banquises polaires aux tropiques, au cœur des océans et de ses tempêtes, à la découverte de créatures marines méconnues et ignorées. « Filer à 10 nœuds au cœur d’un banc de thons en chasse, accompagner les dauphins dans leurs folles cavalcades, nager avec le grand requin blanc épaule contre nageoire… le film OCEANS c’est être poisson parmi les poissons » explique Jacques Perrin avec beaucoup de passion.

« OCEANS » sortira en salle en France, Belgique et Suisse fin janvier 2010. De nombreux autres pays européens suivront entre février et mai 2010.

Comment les satellites de l’ESA observent les océans

Depuis le lancement en 1991 du satellite ERS-1, l’ESA a distribué à la communauté maritime un ensemble de données sans équivalent, parmi lesquelles des mesures de hauteur et de température de la surface de la mer - essentielles à une meilleure compréhension de l’écosystème de la Terre. Ces informations contribuent à mieux appréhender divers processus à l’échelle régionale ou planétaire. Avec le lancement d’Envisat en 2002, le portefeuille de moyens s’est agrandi avec l’adjonction de mesures de la couleur de l’océan, permettant une caractérisation avancée des processus biogéochimiques globaux.

Actuellement, l'ESA lance une série de nouveaux satellites destinés à approfondir notre connaissance du système Terre en fournissant des informations sur la salinité des océans, la hauteur de la mer et l’étendue des glaces polaires. GOCE - la première de ces missions - fournira des données sur la topologie de la Terre, contribution importante pour évaluer le changement de niveau de la mer et la circulation des océans. Du fait de l’étendue des zones à étudier et de leur inhérente inaccessibilité, les satellites représentent souvent, pour la communauté des océanographes, le seul moyen de collecter des données régulières et fiables sur les propriétés des océans et les processus associés.

SMOS (Mission d'étude de l'humidité des sols et de la salinité des océans), deuxième satellite de la série des missions d’exploration de la Terre de l’ESA, a été lancé le 2 novembre dernier. SMOS sera le premier satellite dans le monde chargé à la fois de cartographier la salinité de la surface des océans et de surveiller l’humidité des sols de l’ensemble de notre planète.

Surveillance opérationnelle des océans

Lancé en novembre 2009, SMOS observe notamment les océans

En plus de leur contribution à la compréhension fondamentale des processus océaniques, les satellites jouent un rôle important dans la sécurité maritime, la protection de l'environnement marin et le respect de l’application du droit. Par exemple, les satellites de l’ESA font partie d'un système opérationnel de détection des dégazages illégaux dans les eaux européennes. Ils facilitent la tâche des administrations européennes en surveillant la qualité des eaux côtières. Les observations et les mesures qu’ils effectuent servent à établir des cartes officielles des glaces de mer pour les expéditions arctiques, à surveiller les principaux courants marins, ou encore à prévoir certaines conditions extrêmes.

Outils indispensables à la protection de notre planète

Plongeur entouré de méduses

Avec ses nouvelles missions d'observation de la Terre, l'ESA veillera à ce que ces informations soient disponibles de manière permanente pour répondre à différents besoins : veille opérationnelle, aide à l’application du droit, recherche océanographique et climatologique, établissement de modèles climatiques.

« Les Etats-membres de l’ESA ont fait de l’observation des océans et aussi des terres, des glaces et de l’atmosphère depuis l’espace, leur première priorité, ce qui est unique dans le concert des agences spatiales dans le monde. Cette priorité place l’Europe à la tête de cette croisade mondiale qui permettra de comprendre et de gérer le changement climatique et aussi de continuer à rendre possible la vie sur la planète Terre » conclut Jean-Jacques Dordain.

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