La Terre vue de l’espace : le Typhon Melor

9 octobre 2009

Sur cette image prise par Envisat le 6 octobre, le Typhon Melor s’enroule au dessus de l’Océan pacifique, au nord-ouest des Philippines, et s’apprête à s’abattre sur Honshu, l’île principale de l’archipel japonais, ce jeudi.

Alors qu’il s’approchait d’Honshu, les vents générés par le typhon atteignaient 198 km/h, mais ils ont faibli une fois passée la côte. Les vents violents associés à Melor ont néanmoins arraché les arbres et les lignes électriques, laissant quelque 10 000 foyers privés d’électricité.

Tôt jeudi, la tempête se dirigeait vers le nord-ouest à 30 km/h, accompagnées de vents soutenus atteignant un maximum de 111 km/h, d’après la Japan Meteorological Agency.

Melor est le premier typhon à atteindre les côtes japonaises depuis le Typhon Fitow en 2007. L’an dernier, pour la première fois depuis huit ans, aucun typhon n’avait atteint le Japon.

Typhon et ouragan sont deux noms différents pour le même type de tempête : un cyclone tropical. Si un cyclone prend forme dans l’Atlantique ou le Pacifique oriental, on l’appelle « ouragan », tandis que s’il prend naissance dans le Pacifique occidental, il est appelé « typhon ». Généralement, les typhons s’accompagnent de vents plus violents que les ouragans.

Les cyclones tropicaux sont de vastes et puissantes tempêtes qui s’enroulent autour d’une zone centrale de très basses pressions. Ils se forment au dessus des eaux chaudes tropicales lorsque celles-ci transfèrent leur chaleur à l’air. L’air chaud monte rapidement, ce qui crée une zone de très basse pression à la surface de la mer. Des vents commencent alors à souffler vers l’intérieur et vers le haut autour de cette zone de basse pression.

Une bonne connaissance de leur force et de leur trajectoire est indispensable pour lancer des alertes à temps. Les satellites d’observation de la Terre sont le meilleur moyen de collecter des informations sur les forces qui animent la tempête.

Les instrument à bord du satellite Envisat de l’ESA lui permettent d’observer différentes caractéristiques des cyclones tropicaux, telles que la structure des nuages, la direction et l’intensité des vagues et des vents, la température à la surface de l’eau et le niveau de celle-ci.

La caméra MERIS (Medium Resolution Imaging Spectrometer) d’Envisat a acquis cette image en mode « pleine résolution » qui permet de distinguer des détails de 300 m au niveau du sol.

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