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N° 24–2013: L’architecture de référence d’Ariane 6 sélectionnée par consensus sur la base des décisions prises à la session ministérielle du Conseil de l’ESA en novembre 2012

9 juillet 2013

En novembre 2012, à Naples, les ministres Européens chargés de l'espace ont approuvé le démarrage des activités de préparation d’une nouvelle génération de lanceur spatial européen, Ariane 6.

L’objectif du programme Ariane 6 est de permettre à l’Europe de conserver son autonomie d’accès à l’espace tout en réduisant les coûts d’exploitation et en éliminant les aides dans ce domaine.

Le nouveau lanceur  doit être capable de transporter entre 3 et 6,5 tonnes en orbite de transfert géostationnaire (GTO) équivalente afin de répondre à la fois aux besoins institutionnels et commerciaux.  La configuration générale retenue, dite « PPH », est un concept comprenant deux étages à propulsion solide (P) surmontés d’un étage à propulsion cryotechnique (H).

Les ministres ont également demandé que le nouveau lanceur tire parti au maximum des éléments communs avec l’étage supérieur cryotechnique rallumable d’Ariane 5 ME.

Processus

Sept mois après la décision du Conseil ministériel, l’équipe de projet de l’ESA, appuyée par le CNES, a validé le concept final proposé par l’industrie pour le lanceur qui deviendra le nouveau « cheval de bataille» du transport spatial européen dans les années 2020 et au-delà.

Ce concept a été sélectionné au terme de six mois d’études d’arbitrage réalisés dans le cadre d’un « plateau projet » intégrant les équipes industrielles (Astrium, Avio, Herakles ainsi que la participaton de Safran, MT Aerospace et d’autres encore) qui ont travaillé sous contrat avec l’ESA, conformément aux décisions ministérielles évoquées précédemment.

Le choix de l’architecture s’est fait par consensus et en fonction des principaux critères suivants : coûts d’exploitation, délais de mise sur le marché et coûts de développement.

Ariane 6 bénéficiera des avancées que l’industrie européenne a réalisées, grâce aux programmes Ariane et Vega, dans les domaines de la propulsion solide et cryotechnique, des structures, des systèmes, de l’avionique, du segment sol et des opérations.

Architecture de référence sélectionnée

Le concept « multi P linéaire » retenu est basé sur un composite inférieur comprenant quatre moteurs chargés d’environ 135 tonnes de propergols solides chacun, ce qui permettra aussi de profiter de synergies avec le développement des futures versions du lanceur Vega. Trois moteurs alignés constitueront le premier étage, surmonté du quatrième moteur formant le deuxième étage.

Le troisième étage sera une version adaptée de l’étage supérieur d’Ariane 5 ME, équipée du moteur Vinci et de réservoirs d’ergols spécifiques.

La coiffe protégeant les satellites mesurera 5,40 m de diamètre et offrira un volume équivalent à celui d’Ariane 5.

Prochaines étapes jusqu’à octobre 2013

L’ESA va maintenant lancer des consultations auprès de l’industrie afin de recueillir des solutions compétitives pour les principaux éléments constitutifs du nouveau système de lancement. L’industrie disposera d’un maximum de flexibilité pour répondre aux impératifs fixés.

La consolidation de la phase A en cours interviendra lors de la revue préliminaire des impératifs (PRR) prévue en octobre 2013.

Les décisions prises par le Conseil de l’ESA au niveau ministériel en novembre 2012 sont scrupuleusement appliquées et les délais sont respectés.

À propos de l’Agence spatiale européenne

L’Agence spatiale européenne (ESA) est la porte d’accès de l’Europe à l’espace. L’ESA est une organisation intergouvernementale créée en 1975, dont la mission consiste à gérer le développement des capacités spatiales de l’Europe et à faire en sorte que les investissements dans l’espace bénéficient aux citoyens européens et du monde entier.

L’ESA compte 20 États membres : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, la Grèce, l’Irlande, l’Italie, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République tchèque, la Roumanie, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. 18 d’entre eux sont également membres de l’Union européenne (UE).

L’ESA a signé des accords de coopération avec 8 autres États membres de l’UE et conduit actuellement des discussions sur un accord avec la Bulgarie. Le Canada participe à certains programmes de l’ESA au titre d’un accord de coopération.  

L’ESA coopère également activement avec l’UE à la mise en œuvre des programmes Galileo et Copernicus.

En coordonnant les ressources financières et intellectuelles de ses membres, l’ESA peut entreprendre des programmes et des activités qui vont bien au-delà de ce que pourrait réaliser chacun de ces pays à titre individuel.  

L’ESA développe les lanceurs, les satellites et les moyens sol dont l’Europe a besoin pour jouer un rôle de premier plan sur la scène spatiale mondiale.  

Aujourd’hui, elle lance des satellites d’observation de la Terre, de navigation, de télécommunication et d’astronomie, elle envoie des sondes jusqu’aux confins du système solaire et elle mène en coopération des projets d’exploration humaine de l’espace.

Pour en savoir plus : www.esa.int

Pour plus d’information:

ESA – Bureau relations avec les médias
Email: media@esa.int
Tel: +33 (0)1 5369 7299



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