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N° 34–2015: Le système de navigation Galileo compte désormais dix satellites en orbite

11 septembre 2015

La mise en place du système européen de navigation Galileo a franchi une étape de plus, puisque deux nouveaux satellites (9 et 10) ont été placés aujourd’hui en orbite par un lanceur Soyouz qui a décollé du Port spatial de l’Europe à Kourou (Guyane française) le 10 septembre à 23h08 heure locale (11 septembre, 2h08 TU/4h08 heure de Paris).

Tous les étages du Soyouz ont fonctionné nominalement et l’étage supérieur Frégate a largué les satellites sur leur orbite cible, à une altitude proche de 23 500 km, 3 heures et 48 minutes après la mise à feu du lanceur.

« Le rythme de déploiement de la constellation Galileo s’accélère », s’est félicité Jan Woerner, Directeur général de l’ESA. « Avec l’augmentation constante du nombre de satellites en orbite et l’implantation de nouvelles stations sol dans le monde entier, Galileo aura bientôt une couverture mondiale. Le jour où Galileo atteindra sa capacité opérationnelle complète approche, et ce sera un grand jour pour l’Europe ».

Deux autres satellites sont prêts à être lancés d’ici la fin de l’année. Ils ont préalablement subi une batterie de tests au Centre européen de recherche et de technologies spatiales (ESTEC) de l’ESA à Noordwijk (Pays-Bas),  où les deux exemplaires suivants ont déjà entamé leur propre campagne d’essais.

La production bat son plein chez OHB, entreprise brêmoise qui fabrique la plateforme des satellites et y intègre les charges utiles de navigation produites au Royaume-Uni par Surrey Satellite Technology Ltd. De nombreux autres fournisseurs à travers l’Europe participent également au projet.

« Nous avons atteint une cadence de production régulière», explique Didier Faivre, Directeur du Programme Galileo et des Activités de navigation à l’ESA. « En outre, tous les essais réalisés jusqu’à présent, que ce soit sur les satellites ou sur le segment sol, donnent d’excellents résultats. La poursuite du déploiement de Galileo et de l’exploitation du système complémentaire européen de navigation Egnos reste notre priorité, ce qui ne nous empêche pas de préparer l’avenir. En effet, avec la Commission européenne, nous avons engagé les activités techniques nécessaires pour pérenniser le système Galileo et assurer la continuité à long terme des services de navigation européens, dont les performances doivent égaler celles des autres systèmes mondiaux de navigation par satellite. »

À partir de l’année prochaine, le déploiement de la constellation sera accéléré par l’entrée en service d’une version du lanceur Ariane 5  spécialement conçue pour Galileo et qui pourra placer simultanément en orbite quatre satellites au lieu de deux. 

À propos de Galileo

Galileo est le système de navigation par satellite à couverture mondiale de l’Union européenne. Il se composera à terme de 30 satellites et de l’infrastructure au sol associée.

La phase de définition, de développement et de validation en orbite a été conduite par l’ESA et financée conjointement par l’ESA et la Commission européenne ; elle a débouché sur la mise en place d’une mini-constellation de quatre satellites et d’un segment sol limité axé sur la validation du concept d’ensemble de Galileo.

La phase de capacité opérationnelle complète est intégralement financée par la Commission européenne. La Commission et l’ESA ont signé une Convention de délégation en vertu de laquelle l'ESA œuvre en tant qu'agent de conception et d'approvisionnement pour le compte de la Commission.

Pour plus d’informations sur Galileo :

http://www.esa.int/Our_Activities/Navigation

À propos de l’Agence spatiale européenne

L’Agence spatiale européenne (ESA) constitue la porte d’accès de l’Europe à l’espace.

L’ESA est une organisation intergouvernementale créée en 1975, dont la mission consiste à gérer le développement des capacités spatiales de l’Europe et à faire en sorte que les investissements dans l’espace bénéficient aux citoyens européens et du monde entier.

L’ESA compte vingt États membres : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, la Grèce, l’Irlande, l’Italie, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République tchèque, la Roumanie, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. Dix-huit d’entre eux sont également membres de l’Union européenne (UE).

Deux autres États membres de l’UE, l’Estonie et la Hongrie, ont signé des accords d’adhésion à la Convention de l’ESA. La ratification de ces accords, prévue prochainement, fera d’eux les 21e et 22e États membres de l’ESA.

L’ESA a établi une coopération officielle avec sept autres États membres de l’UE.

Le Canada participe aussi à certains programmes de l’ESA au titre d’un accord de coopération.

L’ESA coopère également avec l’UE à la mise en œuvre des programmes Galileo et Copernicus.

En coordonnant les ressources financières et intellectuelles de ses membres, l’ESA peut entreprendre des programmes et des activités qui vont bien au-delà de ce que pourrait réaliser chacun de ces pays à titre individuel.

L’ESA développe les lanceurs, les satellites et les moyens sol dont l’Europe a besoin pour jouer un rôle de premier plan sur la scène spatiale mondiale.

Aujourd’hui, elle développe et lance des satellites d’observation de la Terre, de navigation, de télécommunication et d’astronomie, elle envoie des sondes jusqu’aux confins du Système solaire et elle mène en coopération des projets d’exploration humaine de l’espace.

Pour en savoir plus sur l’ESA : www.esa.int

 

Pour toute information complémentaire, veuillez contacter :

ESA – Bureau Relations avec les médias

Tél. : +33 1 53 69 72 99

Courriel : media@esa.int


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