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B.USOC: l’interface belge entre chercheur au sol et instrument sur orbite
Une fois qu’un laboratoire ou un observatoire est placé autour de la Terre, il lui faut remplir sa mission d’après les critères et suivant les besoins des équipes de chercheurs au sol. Le B.USOC, le centre belge pour le support technique des utilisateurs et pour les opérations dans l'espace, était créé en 1997 par la Politique Scientifique Fédérale (Belspo). L’objectif de cet interface était de faciliter et d’encourager en Belgique la participation des chercheurs au programme d’exploitation de la Station Spatiale Internationale (ISS). Et ce, bien avant qu’il ne soit question des missions OdISSea (2002) et OasISS (2009) de l’astronaute Frank De Winne.
D’après la convention passée entre la Politique Scientifique de Belgique et l’Institut d’Aéronomie Spatiale de Belgique, les activités du B.USOC sont réalisées dans la division des services scientifiques et opérationnels de l’IASB. Leur gestion est assurée par l’équipe d’ingénieurs, sous la direction du Dr Didier Moreau, dans le cadre de trois fonctions principales : - Il fournit aux scientifiques l'information la plus complète possible quant aux possibilités de recherche spatiale, sur les opportunités de vol pour des expériences à réaliser, concernant la disponibilité des instruments des différentes missions prévues. Toute cette information est mise à disposition dans une banque de données.
- Il assure un support technique et opérationnel pour les expériences qui sont financées par les Service public fédéral de Programmation Politique Scientifique au travers du programme Prodex de l'ESA. Ce support concerne toutes les disciplines de recherche spatiale: la microgravité, la télédétection, la science solaire, l’innovation technologique... Ainsi le B.USOC fonctionne comme un intermédiaire ou interface avec les partenaires industriels qui mettent au point l'instrumentation scientifique. Il aide le chercheur dans l'élaboration des dossiers techniques, pour la définition et la vérification des tests de qualification. Il constitue le point de contact avec l'ESTEC (European Space Research and Technology Centre) de l'ESA à Noordwijk (Pays-Bas) pour le suivi technique de certaines expériences. Il coopère avec la société Spacebel pour être le centre de missions scientifique du micro-satellite français Picard, qui va servir à l’observation du Soleil (variations de la forme du disque, sondages de son intérieur par la méthode de l’héliosismologie, ainsi que des mesures des effets de son activité sur le climat terrestre). Le lancement de ce micro-observatoire, depuis la base russe de Dombarovsky, est programmé pour ce 15 juin.
Longue continuité d’opérations en temps réel
Un réseau européen Par ailleurs, le centre est aussi l’un des neuf USOCs qui forment l’infrastructure de l’utilisation de l’ISS en Europe. Il est l’un des mieux équipés tant au niveau de la taille et de l’efficacité de l’équipe d’opérateurs certifiés ESA que par la qualité de ses systèmes (régulièrement mis à jour) et l’excellence de ses infrastructures (salles d’opérations, laboratoires, centre de données,..). Avec la montée en puissance, durant cette décennie, de l’exploitation opérationnelle de l’ISS, avec la participation d’expérimentateurs belges à l’utilisation de satellites à des fins scientifiques, puis avec le développement de missions spécifiques avec des micro-satellites de type PROBA, il est appelé à renforcer son rôle clef d’interface qui s’appuie sur un team compétent et sur des équipements performants pour la collecte et l’archivage des données.
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