Cap sur « Galaxia » : au cœur des applications spatiales

A mi-chemin entre Bruxelles et Luxembourg, le long de l’autoroute E411.
8 décembre 2008

Alors que la Belgique spatiale vient de décider un investissement d’une moyenne annuelle de quelque 190 millions €, tant pour sa participation à l’ESA que pour ses activités nationales et coopérations bilatérales, « Galaxia », nouveau parc d’applications par satellites près de l’Euro Space Center de Transinne-Libin, vient à point nommé. En y accueillant des acteurs qui ont démontré leurs compétences spatiales ainsi que les jeunes « pousses » de l’incubateur WSLlux, il veut tirer parti du large éventail des retombées au quotidien des systèmes d’applications lancés autour de la Terre.

Le long de l’autoroute E411, à mi-chemin entre Bruxelles et Luxembourg, la Barrière de Transinne fait découvrir une construction avant-gardiste, qui ne passe pas inaperçue. « Galaxia » y a pris forme en 2009 comme une infrastructure modulaire en bois à l’architecture novatrice. Sous une immense verrière couverte de panneaux photovoltaïques Issol (avec cellules Photovoltech) qui lui assurent l’autonomie électrique, elle se veut résolument tournée vers le futur. Connectée par fibre optique à la station ESA, elle sert de couveuse à de petites entreprises high tech qui misent sur le potentiel des applications intégrées par satellites. Elle est inaugurée ce 9 décembre avec un débat sur le thème très actuel « Notre quotidien passe par l’espace » et en présence de Magali Vaissière, Directeur ESA pour les Télécommunications et Applications Intégrées.

L’idée avec « Galaxia » est de créer un « hameau » technologique avec des bâtiments en bois, sous un grand auvent vitré.

Le nouveau Centre d’Entreprises, axées principalement sur la mise en oeuvre de ces applications, a été voulu par Idelux dans le cadre de sa coopération avec l’incubateur WSL (Wallonia Space Logistics). Son concept original, voire inédit, a été imaginé par le Bureau Samyn & Partners de Bruxelles. « Galaxia » va fonctionner notamment comme l’incubateur WSLlux (WSL et Idelux) dans le but de répondre à l’initiative WASA (Walloon Association for Space Applications).

La moitié du premier bâtiment « Galaxia » est occupé par VitroCiset Belgium pour ses activités de télécommunications spatiales et du programme Galileo de navigation par satellites. Avec SES Astra Techcom Belgium (Groupe SES du Luxembourg) et M3 Systems (filiale belge d’une société toulousaine), ce sont 65 % de l’infrastructure initiale qui sont utilisés. Idelux, qui mise beaucoup sur la proximité des stations de Redu (ESA) et de Lessive (Belgium Satellite Services) pour le développement d’applications via l’espace, planifie déjà « Galaxia » en expansion avec, à l’horizon 2010, de nouveaux bâtiments du même type, alimentés en énergie solaire.

Essaimage technologique de Redu-sur-espace

Le Groupe italien Vitrociset, pendant 25 ans, a assuré la maintenance et la logistique des opérations à la station ESA de Redu. Il s’est efforcé de développer de nouvelles activités et de nombreux emplois en Belgique. Avec la création, le 16 octobre dernier, de Vitrociset Belgium, il a décidé d’implanter à Transinne-Libin, non loin de Redu, le centre de gravité pour ses activités spatiales en Europe. Celles-ci concernent les centres ESA (ESTEC et ESOC), les programmes d’applications et, plus spécifiquement, de navigation par satellites, l’ingénierie de systèmes sol, de logistique intégrée, d’automatisation, commande et contrôle, ainsi que les services à forte valeur ajoutée liées à la sécurité et la défense. Pour Mario Arpino, président directeur général du Groupe Vitrociset, « la création de Vitrociset Belgium constitue la base pour le développement de sa stratégie spatiale, avec le démarrage d’un pôle d’excellence logistique pour Galileo ». La nouvelle entreprise compte quelque 80 personnes pour un chiffre d’affaires de 11 millions €. Le centre de logistique Galileo doit être un maillon de référence permanent pour la maintenance, les modifications et la remise à niveau des stations de toute l’infrastructure terrestre du système civil européen de navigation globale par satellites.

Nouvelle étape pour le spatial belge

Le satellite permet d’intégrer un bel éventail d’applications. C’est ce que veut exploiter WSLlux à bord de « Galaxia ».

La mise en œuvre de « Galaxia » constitue une nouvelle étape pour l’incubateur technologique WSL qui a vu le jour en mai 1999 près du Centre Spatial de Liège. Né d'une volonté commune de l'Université de Liège, de Meusinvest, de la Région Wallonne et de l'ESA, il contribuait à la reconversion industrielle grâce aux fruits des sciences de l’ingénieur et des recherches dans l’espace. Financé par la Région Wallonne avec un capital libéré jusqu’à 10 millions €, WSL anime une « couveuse » de jeunes entreprises en les accueillant dans un ensemble de bâtiments sur le Liege Science Park, au sein d’une aire baptisée « Spatiopôle ».

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