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L’Europe attend avec impatience le lancement de COROT
ESA PR 47-2006. Le satellite COROT, dont le lancement est prévu le 27 décembre, est chargé d’une mission d’astronomie inédite dont l’objectif est double : détecter des exoplanètes dans d’autres systèmes solaires et étudier les mystères que recèle le cœur des étoiles. Cette mission conduite sous l’égide du Centre national d’études spatiales (CNES) est menée en coopération internationale avec la participation de l’Agence spatiale européenne (ESA) et de divers pays en majorité européens.. Tandis que le CNES achève les préparatifs du lancement de COROT à Baïkonour (Kazakhstan), l’ESA et les nombreux chercheurs européens associés à la mission attendent impatiemment le décollage puis l’arrivée des premiers résultats scientifiques. La mission COROT COROT est l’abréviation de « COnvection, ROtation et Transits planétaires », ce qui correspond aux objectifs scientifiques de la mission. « Convection et rotation » font référence à la capacité du satellite de sonder l’intérieur des étoiles pour étudier les ondes acoustiques qui se propagent à leur surface, une technique dénommée sismologie stellaire ou « astérosismologie ». « Transit planétaire » évoque la technique utilisée pour détecter la présence d’une planète en orbite autour d’une étoile grâce à la diminution de luminosité qu’elle provoque en passant devant l’étoile. Pour remplir ses deux objectifs scientifiques, COROT observera plus de 120 000 étoiles à l’aide de son télescope de 30 cm de diamètre.
La plupart des planètes qui seront détectées par COROT seront probablement des mondes gazeux, de type « Jupiter chaud ». Mais on s’attend également à la découverte de planètes telluriques, sans savoir dans quelle proportion, dont certaines pourraient être à peine plus grandes que la Terre (voire plus petites), constituant ainsi une nouvelle catégorie de planètes.
COROT, une mission à dimension européenne La mission COROT a été à l’origine proposée par le CNES en 1996, qui s’est mis à la recherche d’éventuels partenaires européens en 1999. En 2000, le CNES a donné le feu vert à la construction du satellite et il dirige aujourd’hui la mission. Ses partenaires internationaux sont l’ESA, l’Autriche, la Belgique, l’Allemagne, l’Espagne et le Brésil.
Le CNES assume la responsabilité de l’ensemble du système et du contrat de lancement, conclu avec la société franco-russe Starsem, qui fournit les services d’un lanceur Soyouz.
L’ESA joue un rôle capital dans cette mission. L’Agence spatiale européenne a fourni l’optique du télescope, installée au cœur du satellite, et a réalisé des essais de la charge utile. Le déflecteur du télescope a été développé par une équipe de l’ESTEC, le centre technique de l’ESA. L’Agence a également fourni les unités de traitement des données embarquées. Dans le cadre de ce projet axé sur la coopération, des chercheurs de divers pays européens (Danemark, Suisse, Royaume-Uni et Portugal) ont été sélectionnés comme chercheurs associés à l’issue d’une procédure ouverte de mise en concurrence. Grâce à la participation de l’ESA, les chercheurs des États membres auront en outre accès aux données de COROT. Pour tout complément d’informations, s’adresser à : ESA – Bureau Relations avec les médias Tél. : +33 (0) 1 53 69 7155 Fax : +33 (0) 1 53 69 7690
Malcolm Fridlund, responsable scientifique du projet COROT à l’ESA
Fabio Favata, Coordinateur ESA des Missions d’astrophysique et de physique fondamentale
Pour toute information complémentaire sur COROT, veuillez consulter : COROT sur le site de l’ESA : www.esa.int/SPECIALS/COROT et COROT sur le site du CNES : http://www.cnes.fr/corot_en/
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