Le remplissage du corps central du lanceur en ergols a nécessité un peu plus de deux heures, plusieurs équipes et des opérations délicates. Les opérations de remplissage ont été effectuées lors d’un long compte à rebours qui comprenait d’autres tests de qualification, similaires aux répétitions précédentes effectuées cette année. Par vraisemblance et pour garantir la stabilité du lanceur, les réservoirs de l’étage supérieur ont également été remplis, et ce même si le moteur de l’étage supérieur ne démarre qu’une fois en orbite après la séparation de l’étage principal et n’a donc pas été allumé lors de cet essai au sol.
Le pas de tir, exploité par le CNES, a utilisé son dispositif de déluge d’eau pour tempérer la chaleur du moteur.
Le directeur du Transport spatial de ESA, Toni Tolker-Nielsen, a témoigné sa confiance aux équipes de toute l’Europe qui travaillent à la mise en service d’Ariane 6 : « Un immense merci à tous nos collègues dévoués qui s’investissent et travaillent sans relâche pour voir voler cette fusée. »
Cet essai fait suite à un essai à feu plus court qui s’est déroulé en septembre (dit CTLO1) pendant lequel les réservoirs d’Ariane 6 ont été remplis et son moteur Vulcain 2.1 brièvement allumé et éteint, ainsi qu’à l’essai de remplissage et vidange exécuté en octobre (dit CTLO2.1) pour vérifier les fonctions du système de lancement telles que la vidange du plein de carburant en présence de multiples pannes simulées.
Un dernier essai à feu de l’étage supérieur est en préparation ; il est prévu pour décembre 2023 au Centre d’essais de Lampoldshausen du Centre aérospatial allemand DLR.